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La Cour suprême empêche Uber d’opérer dans les aéroports du Mexique

by Thomas Caron

Publié le 9 novembre 2025 à 00h54. La Cour suprême mexicaine a confirmé l’interdiction pour les services de covoiturage comme Uber d’opérer dans les aéroports du pays, une décision qui favorise les taxis traditionnels mais pénalise les chauffeurs appliants.

  • La Cour suprême a rejeté l’appel d’Uber contestant l’interdiction d’opérer dans les aéroports mexicains.
  • Seuls les taxis agréés et les services de transport autorisés pourront désormais proposer des transferts aéroportuaires.
  • La Garde nationale est autorisée à contrôler l’accès aux aéroports et à sanctionner les contrevenants.

La Cour suprême de justice du Mexique (SCJN) a rendu un verdict définitif en faveur du gouvernement fédéral dans le litige opposant ce dernier à Uber concernant l’accès aux aéroports. Cette décision confirme l’interdiction de longue date pour les services de covoiturage d’opérer dans les zones réglementées par le gouvernement fédéral, notamment les terminaux aéroportuaires.

Le ministère de l’Infrastructure, des Communications et des Transports (SICT) avait déjà souligné que les entreprises de covoiturage ne disposaient d’aucune autorisation pour fournir des services de transport dans les aéroports. Selon le SICT, seuls les taxis agréés et les prestataires de transport officiellement reconnus sont autorisés à opérer sur ces sites.

« Les services fournis par des entreprises basées sur des applications ne disposent pas d’autorisation délivrée par le ministère pour fournir ces services de transport. »

SICT

Uber avait tenté d’obtenir une protection juridique après que des chauffeurs appliants ont été contrôlés par la Garde nationale dans plusieurs aéroports. Cependant, la Cour suprême a estimé que la suspension temporaire accordée par un tribunal inférieur ne constituait pas une autorisation formelle d’opérer. Le SICT a précisé que cette suspension visait à éviter des actions arbitraires, mais n’impliquait en aucun cas un feu vert pour la fourniture de ces services.

La Garde nationale est désormais habilitée à renforcer les contrôles aux entrées des aéroports afin de garantir le respect de la réglementation. Les sanctions prévues par la loi fédérale sur les routes et les transports motorisés resteront en vigueur.

Pour les passagers, cela signifie qu’ils devront désormais recourir aux taxis autorisés, aux navettes touristiques ou aux services de bus réglementés pour leurs déplacements vers et depuis les aéroports. Le SICT justifie cette mesure par la nécessité de « garantir la légalité et de prévenir les pratiques déloyales dans les transports publics fédéraux ».

Cette décision est perçue comme une victoire par les concessionnaires de transport agréés, qui y voient une reconnaissance de leurs droits. En revanche, elle représente un coup dur pour les chauffeurs appliants, dont beaucoup dépendent des courses aéroportuaires pour leurs revenus.

Uber a lancé ses activités à Mexico en 2013, devenant son premier marché en Amérique latine. L’application a rapidement gagné en popularité grâce à son accessibilité, ses fonctionnalités de sécurité et sa commodité, notamment dans les grandes villes comme Guadalajara, Monterrey et Puebla.

Cependant, l’essor d’Uber a également créé des tensions avec les syndicats de taxis et les autorités de régulation, qui ont accusé l’entreprise de concurrence déloyale. Bien que plusieurs États aient adopté leurs propres réglementations concernant les services de covoiturage, les aéroports sont restés sous contrôle fédéral, nécessitant des permis spécifiques.

Malgré des années de négociations et de recours juridiques, Uber n’a jamais obtenu l’autorisation fédérale nécessaire pour opérer dans les zones aéroportuaires, une situation désormais définitivement tranchée par la décision de la Cour suprême.

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