L’intrusion de pratiques de soins non conventionnelles dans le cursus universitaire français suscite une levée de boucliers chez les professionnels de santé. Aromathérapie, acupuncture, réflexologie ou homéopathie : ces disciplines, dont la validité scientifique est contestée, font l’objet de diplômes universitaires (DU) ou inter-universitaires (DIU) dans plusieurs facultés de médecine et de pharmacie du pays.
La mission de cartographie de Philippe Baptiste
Cette initiative intervient dans un contexte de tension croissante entre les défenseurs d’une approche holistique et les tenants d’une médecine fondée sur les preuves. Pour les professionnels de santé alertés, l’existence de ces diplômes dans des institutions publiques crée un risque de confusion pour le grand public, qui pourrait interpréter la délivrance d’un DU comme une validation scientifique officielle de la méthode enseignée.
L’entrisme des pratiques non conventionnelles en faculté
Le terme d’ entrisme
est désormais utilisé par des professionnels de santé pour décrire la progression des médecines alternatives dans les facultés, comme le rapporte l’AFP le 15 avril 2026. L’inquiétude porte sur la légitimation institutionnelle de pratiques telles que l’auriculothérapie ou l’homéopathie, qui ne sont pas reconnues scientifiquement.
Cette situation est perçue comme une faille dans la transmission du savoir médical, où la frontière entre la science établie et les théories alternatives devient poreuse.
Le cas des DIU en Phytothérapie et Aromathérapie
Certaines formations tentent de se positionner sur un créneau de régulation et de prudence.
Cependant, cette approche pragmatique ne convainc pas tous les critiques. Le débat reste centré sur la question fondamentale : une université doit-elle enseigner la manière de gérer la demande pour une pratique non scientifique, ou doit-elle refuser toute forme de reconnaissance académique à ces disciplines pour éviter de cautionner la pseudoscience ?
À lire aussi
