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La Global Fighters’ Association lance une enquête sur la sécurité

La Global Fighters' Association a annoncé mardi le lancement d'une vaste enquête sur la santé et la sécurité dans les sports de combat.

British boxer Paul Smith pictured in a T-shirt in a boxing ring

La Global Fighters’ Association a annoncé mardi le lancement d’une vaste enquête sur la santé et la sécurité dans les sports de combat. L’organisation non gouvernementale, emmenée par l’ancien boxeur Paul Smith, cherche à lever 500 000 livres sterling afin de financer cette démarche inédite.

Les sports de combat professionnels manquent cruellement de filets de sécurité pour leurs athlètes. C’est le constat dressé par l’ancien boxeur Paul Smith, qui a combattu à trois reprises pour un titre mondial des super-moyens avant de mettre un terme à sa carrière en 2017. L’athlète souligne que le système actuel abandonne régulièrement les combattants blessés à des cagnottes de solidarité organisées par la communauté.

Une enquête indépendante menée par Jonathan Caplan KC

Pour mener à bien cette investigation, la Global Fighters’ Association (GFA) a fait appel à l’éminent avocat Jonathan Caplan KC. L’enquête se penchera sur la sécurité, la gouvernance et le traitement des participants à tous les niveaux, des amateurs en herbe jusqu’aux professionnels confirmés. À l’issue des auditions et de la collecte des témoignages, l’équipe juridique devra formuler des recommandations concrètes.

La Global Fighters' Association lance une enquête sur la sécurité
Photo : aol.com

Chaque semaine, quelque part dans ce sport, un combattant est blessé, exploité ou oublié, et le seul filet de sécurité se résume à ce que la communauté de la boxe peut rassembler a posteriori. Ce n’est pas un système. C’est un échec. Nous n’avons connaissance de personne, jamais, qui ait véritablement investi le temps et les ressources nécessaires pour se pencher sous le capot de ce sport, déterminer précisément où il faillit à l’égard des combattants et publier des recommandations concrètes pour y remédier.

Paul Smith, ancien boxeur, via BBC

La GFA, enregistrée comme organisation à but non lucratif, a lancé une campagne de financement participatif pour réunir la somme de 500 000 livres sterling indispensable à la conduite de ces travaux. L’objectif affiché de la structure est de s’imposer à terme comme la nouvelle organisation faîtière pour l’ensemble des disciplines de combat.

Le retard des sports de combat face aux autres disciplines professionnelles

Le président désigné de l’association, Simon Bazalgette, met en perspective la situation des athlètes de ring avec celle d’autres secteurs sportifs. Selon lui, des disciplines telles que le rugby, le football ou les courses hippiques ont considérablement amélioré la protection de leurs participants au cours de la dernière décennie.

À l’inverse, le secteur du combat demeure l’un des rares environnements professionnels dépourvus de représentation collective. Cette absence se traduit par l’inexistence de normes minimales de santé, de régimes de retraite indépendants ou de structures d’assurance standardisées pour les travailleurs de la discipline.

Les inquiétudes autour de la législation américaine et des promoteurs

Les préoccupations de l’organisation dépassent le cadre britannique. Plus tôt ce mois-ci, le combattant de arts martiaux mixtes Michael ‘Venom’ Page a plaidé pour la création d’un syndicat en prenant pour modèle le Muhammad Ali Act. Cette loi américaine votée en 2000 protège les droits des boxeurs et lutte contre les monopoles.

Cependant, le secrétaire général par intérim de la GFA, Paul Maloney, met en garde contre les démarches actuelles menées par le président de l’UFC, Dana White, pour modifier cette législation. Pour l’organisation, affaiblir ce texte protecteur aux États-Unis menacerait directement le peu de garanties qui subsistent pour les combattants à l’échelle internationale.

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À propos de l’auteur: Camille Renault

Camille Renault couvre le sport français et international, avec une attention particulière au football, au rugby, au tennis et aux grands rendez-vous de compétition. Son écriture conjugue précision, rythme et sens du résultat.