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La GRC met enquête sur les prétendus «postes de police» chinois dans la région de Montréal

Enquête sur les postes de police chinois clandestins : la GRC classe l'affaire sans accusation Montréal, le 26 septembre 2025 – La Gendarmerie Royale du Canada (GRC) a conclu son enquête concernant les allégations de postes de police…

La GRC met enquête sur les prétendus «postes de police» chinois dans la région de Montréal

Enquête sur les postes de police chinois clandestins : la GRC classe l’affaire sans accusation

Montréal, le 26 septembre 2025 – La Gendarmerie Royale du Canada (GRC) a conclu son enquête concernant les allégations de postes de police chinois clandestins dans la région de Montréal, et a annoncé qu’aucune accusation ne serait portée.

Bien que l’enquête soit close, la GRC a affirmé qu’elle continuerait de concentrer ses efforts sur la lutte contre les interférences étrangères, le harcèlement et les menaces envers la diaspora chinoise au Canada.

Cette décision intervient alors que la GRC est confrontée à une poursuite en diffamation de 4,9 millions de dollars intentée par les organisations visées par l’enquête. La GRC, par l’intermédiaire du Cpl. Erique Gasse, s’est abstenue de commenter les détails de l’affaire en raison de la procédure judiciaire en cours.

La poursuite a été déposée en mars 2024 par les Services familiaux chinois du Grand Montréal, le Centre Sino-Québec de la Rive-Sud et leur directrice générale, Xixi Li. Ces groupes accusent la GRC de les avoir publiquement associés à des activités d’ingérence étrangère et à l’hébergement de postes de police illégaux agissant pour le compte de la République populaire de Chine, sans mener une enquête adéquate. Les organisations ont toujours nié ces allégations.

Lors du dépôt de la plainte, les organisations ont estimé que les allégations avaient déjà entraîné des pertes financières s’élevant à 3,2 millions de dollars, notamment la perte de financement gouvernemental.

Xixi Li, également conseillère municipale à Brossard, a exprimé son soulagement quant à la conclusion de l’enquête. Elle a décrit les dernières années comme une période difficile, marquée par des insultes et un sentiment d’injustice, soulignant qu’elle n’avait jamais été contactée par la GRC dans le cadre de l’enquête. Elle a remercié ceux qui l’ont soutenue durant cette épreuve.

Elle a réaffirmé son engagement à servir le public avec intégrité, transparence et persévérance.

Le commissaire de la GRC, Mike Duheme, a reconnu que les forces de police sont parfois poursuivies pour leurs enquêtes, mais a maintenu qu’il existait des motifs crédibles pour lancer cette investigation.

L’enquête a été initiée en 2022 suite à des rapports d’organisations de défense des droits de l’homme basées en Espagne, qui ont identifié plus de 50 de ces postes à travers le monde, dont trois dans la région du Grand Toronto. Les allégations se sont ensuite étendues au Québec et à la Colombie-Britannique, conduisant à l’identification des groupes de la région de Montréal.

À l’époque, la GRC avait indiqué que ces postes étaient utilisés pour exercer des pressions sur des membres de la communauté chinoise au Canada, parfois en menaçant leurs proches en Chine. La GRC avait également souligné que certaines activités suspectes se déroulaient dans des lieux offrant d’autres services légitimes à la communauté canadienne chinoise.

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À propos de l’auteur: Clara Dubois

Clara Dubois suit l’actualité internationale, les affaires diplomatiques et les grands équilibres géopolitiques. Son travail met l’accent sur le contexte, les faits vérifiables et les conséquences concrètes des événements mondiaux.