Publié le 26 octobre 2023 14:35:00. La Jamaïque a obtenu un soutien financier majeur de la communauté internationale pour sa reconstruction après le passage dévastateur de l’ouragan Melissa, qui a causé des milliards de dollars de dégâts. Un plan de reconstruction sur trois ans, financé par plusieurs institutions financières, est désormais en place.
- La Jamaïque a mobilisé jusqu’à 6,7 milliards de dollars américains (environ 6,2 milliards d’euros) pour financer sa reconstruction.
- L’ouragan Melissa, l’une des tempêtes les plus puissantes jamais enregistrées dans les Caraïbes, a provoqué des inondations et des glissements de terrain catastrophiques.
- Le financement provient de la Banque de développement de l’Amérique latine et des Caraïbes (CAF), du Fonds monétaire international (FMI), de la Banque mondiale, de la Banque de développement des Caraïbes (BDC) et de la Banque interaméricaine de développement (BID).
L’ouragan Melissa a frappé la Jamaïque en octobre dernier, déversant près de 76 centimètres de pluie et laissant derrière lui des dégâts estimés à 10 milliards de dollars américains (environ 9,3 milliards d’euros). Les inondations et les glissements de terrain ont particulièrement touché les infrastructures et les habitations, nécessitant une intervention d’urgence et un plan de reconstruction à long terme.
Selon une déclaration commune publiée lundi, jusqu’à 3,6 milliards de dollars américains pourraient être alloués sous forme de financement souverain pour soutenir le programme de redressement et de reconstruction du gouvernement jamaïcain. La CAF, la BID et la Banque mondiale se sont engagées à fournir chacune jusqu’à 1 milliard de dollars américains, tandis que la BDC contribuera à hauteur de 200 millions de dollars américains. Le FMI pourrait également accorder un prêt potentiel de 415 millions de dollars américains via son guichet de financement rapide pour les catastrophes naturelles.
Au-delà du financement public, les institutions financières s’efforcent de mobiliser 2,4 milliards de dollars américains d’investissements privés pour la reconstruction. Leurs divisions dédiées au secteur privé, BID Invest, IFC et MIGA, joueront un rôle clé dans cette démarche.
La Jamaïque a déjà pu mobiliser 662 millions de dollars américains (environ 615 millions d’euros) grâce à son cadre de financement des risques de catastrophe, en puisant dans les fonds de prévoyance nationaux, les indemnités d’assurance et les lignes de crédit conditionnelles. Des subventions supplémentaires, totalisant 12 millions de dollars américains, ont également été obtenues auprès de la BID, de la Banque mondiale et de la CAF pour soutenir les premières phases des efforts de redressement.
