Publié le 14 octobre 2025 03:11:00. Une nouvelle approche prometteuse pour lutter contre l’oïdium, une maladie dévastatrice pour les cultures de fraises, est à l’étude en Australie, en utilisant la lumière ultraviolette plutôt que les traitements chimiques traditionnels. Ce projet de recherche, financé conjointement, vise à réduire les coûts pour les producteurs et à promouvoir une agriculture plus durable.
- Un projet de recherche australien de quatre ans teste l’efficacité de la lumière UV-C pour contrôler l’oïdium sur les fraises, les poivrons, les cucurbitacées et les raisins de table.
- L’initiative, soutenue par Hort Innovation Frontiers et le Département des industries primaires du Queensland (QDPI), pourrait permettre aux producteurs de réduire leur dépendance aux fongicides chimiques.
- L’oïdium peut entraîner des pertes de récolte allant jusqu’à 30 % pour les fraises, ce qui représente plus de 24 000 tonnes par an pour l’industrie australienne.
L’utilisation excessive de fongicides chimiques est un problème croissant pour les producteurs. Non seulement ces produits peuvent être coûteux, mais ils favorisent également l’apparition de souches de champignons résistantes. Face à ce défi, des chercheurs australiens explorent une alternative innovante : la lumière ultraviolette. Un nouveau projet de recherche, co-financé par Hort Innovation Frontiers et le QDPI, se concentre sur l’utilisation de la lumière UV-C pour lutter contre l’oïdium, une maladie fongique qui menace les cultures de fraises, de poivrons, de cucurbitacées et de raisins de table.
Le projet, qui s’étalera sur quatre ans, vise à valider l’efficacité de la lumière UV-C dans diverses conditions agricoles. Les chercheurs étudieront les doses optimales nécessaires pour éliminer le champignon responsable de l’oïdium, tout en évaluant les mécanismes biologiques qui permettent aux populations fongiques de tolérer les rayons UV-C. L’objectif est de développer une méthode de traitement précise et efficace, minimisant ainsi l’impact sur l’environnement et les insectes bénéfiques.
Selon Eduardo Barbosa, responsable de la recherche et du développement chez Hort Innovation, cette technologie pourrait apporter une solution économique aux producteurs, en particulier dans un contexte de hausse des prix.
« À mesure que les prix augmentent, les producteurs continuent de chercher des moyens de réduire les coûts et d’obtenir plus d’avantages avec moins d’intrants. Cette technologie pourrait permettre aux producteurs d’économiser de l’argent à une époque où les coûts sont à leur plus haut niveau. »
Eduardo Barbosa, responsable de la recherche et du développement chez Hort Innovation
Les enjeux sont considérables. L’Australian Horticulture Statistics Handbook indique que l’industrie australienne des fraises a produit 80 741 tonnes de fraises au cours de l’exercice 2023/24. Sans une lutte efficace contre l’oïdium, jusqu’à 30 % de cette production, soit plus de 24 000 tonnes, pourraient être perdues chaque année.
« Cela contribuera également à réduire les pertes pour les producteurs. Selon l’Australian Horticulture Statistics Handbook pour l’exercice 23/24, l’industrie australienne des fraises a produit 80 741 tonnes de fraises l’année dernière, ce qui signifie que plus de 24 000 tonnes (30 % du rendement) pourraient être perdues chaque année à cause de cette maladie si elle n’est pas évitée. Nous sommes fiers de soutenir des initiatives qui rassemblent expertise et innovation pour résoudre des problèmes comme celui-ci au profit des producteurs australiens. »
Eduardo Barbosa, responsable de la recherche et du développement chez Hort Innovation
Pour mener à bien ce projet ambitieux, les chercheurs s’appuieront sur l’expertise de deux partenaires technologiques internationaux, qui fourniront des équipements de pointe, notamment des systèmes UV robotisés et des dispositifs montés sur tracteur. Cette initiative s’inscrit dans une démarche plus large de modernisation de l’agriculture australienne, en s’alignant sur les objectifs d’automatisation et de mécanisation définis dans le rapport Facteurs déterminant la productivité horticole.
Afin de diffuser les connaissances acquises et de favoriser l’engagement de l’industrie, Hort Innovation lancera prochainement une série de trois webinaires consacrés au rapport Facteurs déterminant la productivité horticole. Ces webinaires mettront en lumière les principaux facteurs influençant la productivité et présenteront des projets innovants tels que l’initiative UV-C.
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