Home SantéLa maladie de Lyme coûte jusqu’à 1 milliard de dollars par an aux États-Unis, selon une étude

La maladie de Lyme coûte jusqu’à 1 milliard de dollars par an aux États-Unis, selon une étude

by Sophie Martin

Publié le 2024-02-29 14:35:00. La capacité des établissements de soins de longue durée aux États-Unis a considérablement diminué depuis le début de la pandémie de COVID-19, ce qui pourrait compromettre l’accès aux soins pour les personnes âgées et aggraver les problèmes de congestion dans les hôpitaux.

  • Près d’un quart des établissements de soins infirmiers qualifiés (SNF) ont subi une réduction de capacité de plus de 15 % depuis 2020.
  • La diminution de la capacité des SNF est corrélée à une augmentation de la durée des séjours hospitaliers et des distances parcourues pour accéder aux soins.
  • Les pénuries de personnel semblent être un facteur majeur contribuant à cette baisse de capacité.

Une étude récente, publiée dans JAMA Médecine Interne, révèle une érosion inquiétante de la capacité des établissements de soins infirmiers qualifiés (SNF) aux États-Unis. Les chercheurs de l’Université de Rochester, dans l’État de New York, ont analysé les données de 2018 à 2024 des Centers for Medicare & Medicaid Services (CMS) pour évaluer l’évolution de la situation.

Entre 2019 et 2024, le nombre de lits agréés dans les SNF a diminué de 2,5 %, tandis que la capacité opérationnelle a chuté de 5,0 %. Les baisses les plus importantes ont été observées dans les comtés ruraux, où l’accès aux soins est déjà souvent limité. Dans 25 % des établissements, la capacité a été réduite de plus de 15,1 %.

L’étude établit un lien clair entre les pénuries de personnel et la perte de capacité. Une diminution de 1 point de pourcentage de la capacité d’un SNF dans un comté correspondait à une augmentation de 0,20 point de pourcentage des signalements de pénuries de personnel. Les auteurs suggèrent que le manque de personnel pourrait être la cause principale de la réduction de la capacité opérationnelle, qui est plus importante que la simple diminution du nombre de lits autorisés.

« Une plus grande perte de capacité des SNF était associée à des séjours hospitaliers plus longs et à une augmentation des distances de déplacement vers les SNF, ce qui suggère que la baisse de la capacité opérationnelle pourrait nuire à l’accès aux soins. »

Auteurs de l’étude

Les conséquences de cette situation se font déjà sentir dans les hôpitaux. Ceux situés à proximité d’établissements ayant réduit leur capacité ont constaté une augmentation de la durée moyenne des séjours, une proportion plus élevée d’hospitalisations de plus de 28 jours, et une distance plus importante à parcourir pour transférer les patients vers un SNF.

Dans un éditorial accompagnant l’étude, le rédacteur en chef adjoint de JAMA Médecine Interne, Mitchell Katz, et ses collègues soulignent que la difficulté à transférer rapidement les patients des hôpitaux vers des établissements de soins de longue durée entraîne une saturation des services d’urgence. Ils rappellent que les séjours prolongés aux urgences sont associés à une mortalité hospitalière plus élevée et à un risque accru d’événements indésirables, en particulier chez les personnes âgées de 75 ans et plus. éditorial.

« Si les patients obtiennent leur congé, ils ne peuvent souvent pas recevoir le niveau de traitement médical ou de réadaptation nécessaire à leur rétablissement », ajoutent-ils.

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