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La part de l’impôt sur les sociétés réservée par le gouvernement diminue

by Clara Dubois

Publié le 26 novembre 2025 01:00:00. L’Irlande pourrait voir son excédent budgétaire s’amenuiser rapidement, alerte le Conseil consultatif fiscal irlandais (CCFI), en raison d’une croissance des dépenses plus rapide que prévue et d’une dépendance excessive aux recettes fiscales fluctuantes des multinationales américaines.

  • Le CCFI prévoit une baisse de la part des recettes fiscales économisées, passant de 32 % cette année à seulement 15 % en 2026.
  • Les dépenses publiques devraient croître de plus de 11 % en 2025, un rythme jugé insoutenable par l’organisme de surveillance.
  • Le CCFI critique le non-respect des objectifs de dépenses fixés par le gouvernement et appelle à une règle budgétaire nationale pour maîtriser les finances publiques.

Dublin s’appuie de plus en plus sur les impôts versés par un petit nombre de grandes entreprises américaines, une source de revenus jugée peu fiable. Cette situation, combinée à une augmentation rapide des dépenses, pourrait conduire à un déficit sous-jacent de 7 milliards d’euros cette année, qui se creuserait à 14 milliards d’euros l’année prochaine si l’on exclut les recettes de l’impôt sur les sociétés.

Selon Seamus Coffey, président du CCFI, le gouvernement anticipe désormais un excédent moindre l’année prochaine.

« Le gouvernement prévoit de dégager un excédent moindre l’année prochaine. »

Seamus Coffey, président du Conseil consultatif fiscal irlandais

L’organisme de surveillance souligne que les prévisions de dépenses ont été régulièrement revues à la hausse, et que les dépenses de 2025 devraient dépasser de 12,5 milliards d’euros les 96,6 milliards d’euros initialement prévus dans le budget 2024.

Le gouvernement précédent avait fixé des limites à la croissance des dépenses à 5,1 % pour 2025 et à 6,5 % pour 2026. Or, les dépenses devraient désormais augmenter de 8,6 % et 7,7 % respectivement. Le CCFI insiste sur la nécessité d’une règle budgétaire nationale pour encadrer la croissance des dépenses et demande au gouvernement de mettre à jour son plan à moyen terme auprès de la Commission européenne, comme promis.

Au-delà de la conjoncture actuelle, le CCFI met en garde contre des pressions budgétaires « importantes et prévisibles » liées au vieillissement de la population et à la lutte contre le changement climatique. Ces coûts pourraient représenter jusqu’à 6 % du revenu national d’ici 2050, soit l’équivalent de 20 milliards d’euros actuels. L’organisme de surveillance estime qu’il est crucial de se préparer à ces défis alors que l’économie irlandaise est encore en bonne santé.

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