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La peinture pharaonique ancienne de la nécropole Saqqara disparaît, dit l’Égypte

Publié le 6 octobre 2023 22:47:00. Une peinture murale datant de l'Ancien Empire égyptien a été dérobée dans la nécropole de Saqqara, près du Caire, ajoutant un nouveau chapitre à une série de vols d'antiquités qui inquiètent les…

La peinture pharaonique ancienne de la nécropole Saqqara disparaît, dit l’Égypte

Publié le 6 octobre 2023 22:47:00. Une peinture murale datant de l’Ancien Empire égyptien a été dérobée dans la nécropole de Saqqara, près du Caire, ajoutant un nouveau chapitre à une série de vols d’antiquités qui inquiètent les autorités égyptiennes.

  • La peinture, découverte dans le tombeau de Khentika, représentait le calendrier de l’Égypte ancienne.
  • Le vol a été constaté en mai par une équipe de chercheurs britanniques, mais n’a été rendu public que ce dimanche.
  • Cette disparition intervient moins d’un mois après le vol d’un bracelet pharaonique au Musée égyptien du Caire.

La nécropole de Saqqara, site classé au patrimoine mondial de l’UNESCO, abrite des vestiges de l’ancienne capitale égyptienne, Memphis, et constitue un trésor archéologique majeur. Le tombeau où se trouvait la peinture, un mastaba datant de la sixième dynastie (environ 2700 à 2200 avant J.-C.), n’avait pas été ouvert depuis 2019. Selon l’égyptologue britannique Harry James, qui a étudié le site dans les années 1950, le mastaba était l’un des rares à porter une inscription menaçant d’une punition divine quiconque oserait s’y introduire.

Mohamed Ismail, secrétaire général du Conseil suprême des antiquités, a confirmé la disparition de la peinture calcaire dans un communiqué. Une enquête a été ouverte par les procureurs pour déterminer les circonstances exactes du vol. Les détails de l’enquête n’ont pas été divulgués pour l’instant. Selon les médias égyptiens, la peinture représentait le calendrier de l’Égypte ancienne, divisant l’année en trois saisons liées aux fluctuations du Nil : Akhet (saison des inondations), Proyat (saison des semis) et Shomu (saison des récoltes).

Ce vol intervient dans un contexte d’inquiétude croissante concernant la sécurité du patrimoine égyptien. Le 9 septembre dernier, un ancien bracelet orné d’une pierre de lapis-lazuli, appartenant au pharaon Amenemope, qui a régné il y a environ 3 000 ans, a été dérobé au Musée égyptien du Caire alors que les conservateurs préparaient des artefacts pour une exposition en Italie. Les autorités ont indiqué que le bracelet avait été volé dans un laboratoire de restauration avant de disparaître dans un réseau de marchands. Cet incident a ravivé le souvenir d’autres pertes culturelles, comme la disparition du tableau « Fleurs de sang » de Vincent Van Gogh en 2010, estimé à 50 millions de dollars, qui n’a jamais été retrouvé après avoir été volé puis récupéré en 1977.

Ces vols suscitent une vive émotion en Égypte, où l’héritage national est profondément respecté. Les autorités n’ont pas encore commenté les mesures qui seront prises pour renforcer la sécurité des sites archéologiques et des musées.

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À propos de l’auteur: Clara Dubois

Clara Dubois suit l’actualité internationale, les affaires diplomatiques et les grands équilibres géopolitiques. Son travail met l’accent sur le contexte, les faits vérifiables et les conséquences concrètes des événements mondiaux.