Publié le 24 octobre 2025 16:15:00. Un homme condamné pour agression sexuelle a été libéré par erreur d’une prison britannique, déclenchant une chasse à l’homme et relançant le débat sur la gestion des migrants et la sécurité publique au Royaume-Uni.
- Hadush Gerberslasie Kebatu, un ressortissant éthiopien, a été libéré par erreur alors qu’il attendait son expulsion.
- Le Premier ministre britannique Keir Starmer a qualifié cette libération d’« inacceptable » et a promis un soutien total à la police.
- L’administration pénitentiaire a ouvert une enquête et un agent a été suspendu.
La libération accidentelle de Hadush Gerberslasie Kebatu, 38 ans, a provoqué une onde de choc au Royaume-Uni. Condamné le mois dernier pour cinq infractions, dont agression sexuelle, incitation à une activité sexuelle et harcèlement, il avait été arrêté après des événements survenus à Epping, dans le nord-est de Londres. Il avait été accusé d’avoir approché une jeune fille de 14 ans, tenté de l’embrasser et touché sa cuisse, ainsi que d’avoir agressé sexuellement une femme qui était intervenue.
La police de l’Essex a été alertée vendredi peu avant 13 heures concernant une « erreur » dans la libération de Kebatu. Les forces de l’ordre ont rapidement constaté qu’il avait pris un train à Chelmsford et ont lancé une opération pour le localiser et l’arrêter. L’administration pénitentiaire a immédiatement ouvert une enquête et un agent a été temporairement démis de ses fonctions en attendant les résultats de l’enquête.
Cette affaire intervient dans un contexte de tensions croissantes autour de la migration clandestine – en particulier les traversées de la Manche par des milliers de migrants à bord de bateaux surchargés (plus de 40 000 en 2025 à ce jour) – et de la politique du gouvernement travailliste consistant à héberger les demandeurs d’asile dans des hôtels en attendant une décision sur leur demande. Cette politique a été critiquée pour son coût élevé pour les contribuables et pour les tensions qu’elle crée dans les communautés locales.
L’arrestation et les poursuites judiciaires de Kebatu avaient déjà suscité des manifestations devant l’hôtel Bell à Epping, où il résidait avec d’autres migrants. Des manifestations similaires ont eu lieu dans d’autres villes britanniques, certaines impliquant des militants d’extrême droite et dégénérant en troubles. Le groupe Stand up to Racism a également organisé des contre-manifestations.
« Cette libération est un manquement profond au devoir et une trahison des victimes, de la communauté et des principes de justice. »
Aaron Stow, président du Syndicat des travailleurs de la justice pénale
L’avocat de Kebatu avait indiqué que son client souhaitait être expulsé vers l’Éthiopie une fois sa peine de prison purgée. Le Premier ministre Keir Starmer a déclaré :
« La police travaille de toute urgence pour le retrouver et mon gouvernement la soutient. Cet homme doit être arrêté et expulsé pour ses crimes. »
Keir Starmer, Premier ministre britannique
