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La qualité de vie des personnes atteintes de maladies mentales de longue durée est à la traîne –

Publié le 16 janvier 2026. Une nouvelle enquête révèle que la qualité de vie des personnes atteintes de troubles psychiques de longue durée reste inférieure à celle de la population générale, malgré un sentiment de satisfaction quant à…

La qualité de vie des personnes atteintes de maladies mentales de longue durée est à la traîne –

Publié le 16 janvier 2026. Une nouvelle enquête révèle que la qualité de vie des personnes atteintes de troubles psychiques de longue durée reste inférieure à celle de la population générale, malgré un sentiment de satisfaction quant à leur autonomie et à la relation avec les professionnels de santé.

  • La qualité de vie des personnes concernées est en moyenne notée 6,3 sur 7, contre 7,6 pour l’ensemble de la population.
  • Plus d’un quart des participants au panel s’inquiètent régulièrement de leurs finances.
  • 88 % des personnes interrogées ont ressenti de l’anxiété et/ou de la dépression au cours des quatre dernières semaines.

L’enquête, menée en 2025 auprès de 654 personnes participant au panel “Psychisch Gezien” (Vu psychologiquement), met en lumière les défis auxquels sont confrontées les personnes souffrant de problèmes de santé mentale de longue durée. Si ces personnes expriment souvent un sentiment de satisfaction concernant leur situation de vie et leur capacité à vivre de manière autonome (89 % vivent de façon indépendante), leur qualité de vie globale reste significativement plus basse que celle de la population générale.

Les participants au panel évaluent leur santé psychologique et physique en moyenne à 4,2 sur 7, soulignant des difficultés persistantes dans ces domaines. La précarité financière est également une source d’inquiétude pour 27 % des personnes interrogées, en particulier celles qui dépendent des prestations sociales et des allocations. Si 60 % gèrent eux-mêmes leurs finances, 15 % bénéficient d’un accompagnement professionnel.

Au-delà des difficultés psychologiques, l’étude révèle une prévalence élevée de problèmes de santé physique chronique, touchant 60 % des participants. La solitude est également un sentiment courant, avec 80 % des personnes interrogées se sentant un peu seules et 36 % se sentant très seules. Cependant, la majorité (80 %) dispose d’un réseau de soutien social et 63 % estiment pouvoir apporter une aide aux autres.

L’insertion professionnelle et la participation à la vie sociale restent des obstacles importants. Seul 21 % des membres du panel ont un emploi rémunéré et 39 % sont engagés dans des activités bénévoles. Malgré cela, une proportion importante sort quotidiennement, mais le sentiment d’appartenance à la société est faible : un quart se sent pleinement intégré et un tiers se sent un peu intégré. Par ailleurs, si les deux tiers des personnes interrogées connaissent leurs points forts, un quart estime ne pas avoir de valeur.

La discrimination et la stigmatisation demeurent des préoccupations majeures. Plus d’un quart des participants ont déclaré avoir été victimes de discrimination au cours de l’année écoulée en raison de leurs problèmes psychologiques, et la moitié estime que leur maladie mentale a eu un impact négatif majeur sur leur vie.

Bien que la majorité des personnes interrogées aient besoin d’un soutien en matière de santé psychologique, physique et de contacts sociaux, les trois quarts d’entre elles se déclarent (très) satisfaites de la prise en charge professionnelle. Néanmoins, près d’un quart estime ne pas recevoir suffisamment de soins. La coordination entre les différents professionnels de santé impliqués dans leur prise en charge est souvent jugée insuffisante, alors que de nombreuses personnes ont besoin d’un accompagnement pluridisciplinaire.

Parmi les personnes ayant bénéficié d’un soutien professionnel, 56 % ont eu une discussion sur leur diagnostic au cours des 12 derniers mois, ce qui a conduit à un ajustement du diagnostic dans 12 % des cas. L’importance du soutien informel, provenant de l’entourage (partenaire, famille, amis), est également soulignée.

L’étude révèle une certaine stabilité dans la plupart des aspects de la vie des personnes atteintes de troubles psychiques de longue durée entre 2016 et 2025. Cependant, certaines évolutions positives sont à noter, notamment une diminution du nombre de personnes bénéficiant d’un soutien en santé mentale et une réduction des situations de crise. Les besoins en matière d’activités quotidiennes, d’accès à une aide appropriée et de recherche de sens sont également plus souvent satisfaits. Le rapport complet détaille ces évolutions.

À propos du panel “Psychisch Gezien”
Le panel “Psychisch Gezien” est un vaste groupe national composé de et pour les personnes souffrant de problèmes de santé mentale de longue durée. Il suit leurs conditions de vie, leur bien-être et leur processus de socialisation, et évalue leurs opinions sur les questions d’actualité. Il permet également de recueillir des informations sur ce groupe cible, qui peuvent servir à l’élaboration des politiques publiques. Plus d’informations sur le panel “Psychisch Gezien”

Source : trimbos.nl

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À propos de l’auteur: Sophie Martin

Sophie Martin suit les sujets de santé, de prévention, de recherche médicale et de politiques publiques. Ses articles rappellent les limites de l’information générale et encouragent la consultation de professionnels qualifiés.