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La Région Lombardie maintient son calendrier de chasse en raison du manque d’intérêt des associations environnementalistes · MF

Publié le 24 septembre 2025. Le Conseil d'État a déclaré irrecevable un recours déposé par plusieurs associations environnementales contre la Région Lombardie concernant le calendrier de chasse 2024/2025, mettant fin à une contestation judiciaire initiée après un premier…

Publié le 24 septembre 2025. Le Conseil d’État a déclaré irrecevable un recours déposé par plusieurs associations environnementales contre la Région Lombardie concernant le calendrier de chasse 2024/2025, mettant fin à une contestation judiciaire initiée après un premier rejet par le Tribunal Administratif Régional (TAR).

  • Le Conseil d’État a confirmé l’irrecevabilité du recours en raison du désistement des associations environnementales.
  • La contestation portait sur la légalité des règles régionales relatives aux dates, modalités et limites de la chasse.
  • Plusieurs associations de chasse ont participé à la procédure en tant qu’intervenantes.

L’affaire trouve son origine dans un recours déposé par la LAC, WWF Italia ETS, LIPU, LNDC Protection des Animaux et LAV contre la Région Lombardie. Ces associations contestaient les arrêtés approuvant le calendrier de chasse 2024/2025 ainsi que les avis techniques qui l’accompagnaient. Elles avaient initialement vu leur recours rejeté par le TAR de Lombardie, décision qu’elles avaient contestée devant le Conseil d’État.

Au cœur du litige se trouvaient des questions de conformité des règles régionales avec la législation nationale et européenne en matière de chasse. Les associations environnementales remettaient notamment en cause les dates d’ouverture et de fermeture de la chasse, les quotas de gibier autorisés, les méthodes de chasse employées et le respect du principe de précaution. Elles invoquaient également un avis défavorable de l’ISPRA (Institut Supérieur pour la Protection et la Recherche Environnementale) et des règles constitutionnelles récentes relatives à la protection animale.

Le TAR avait précédemment jugé irrecevable la demande concernant une ouverture anticipée de la saison de chasse et avait rejeté les autres arguments relatifs aux dispositions sur la fermeture, les quotas et les méthodes de chasse. Les associations, en appel, avaient réitéré leurs griefs, dénonçant des erreurs de jugement, de motivation et d’application des réglementations. Cependant, elles ont finalement renoncé à leur recours, invoquant un manque d’intérêt suite à la fin de la saison de chasse concernée.

Le Conseil d’État a donc confirmé l’irrecevabilité du recours, conformément à une jurisprudence administrative établie qui stipule qu’en cas de renonciation explicite, le juge ne peut plus se prononcer sur le fond du litige. Les frais de justice ont été partagés entre les parties. Outre les associations environnementales et la Région Lombardie, l’ANUU, la Fédération Italienne de Chasse (FIDC), l’Association Nationale de Chasse Libre et AB – Agrivenatoria Biodiversitalia étaient également parties prenantes à cette procédure.

L’avocat Claudio Linzola a assisté les associations environnementales, tandis que l’avocat Alessandro Gianelli représentait la Région Lombardie. Les avocats Pietro Balletti ont défendu l’ANUU, Giuseppe Morbidelli, Alberto M. Bruni et Lorenzo Bertacchi ont assisté la FIDC, Francesco Rossi Dal Pozzo et Paolo Piva ont représenté l’Association Nationale Libera Caccia, et Alfonso Celotto a soutenu AB – Agrivenatoria Biodiversitalia.

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À propos de l’auteur: Amélie Bernard

Amélie Bernard traite l’économie, les entreprises, les marchés et les transformations du travail. Son approche relie les chiffres, les décisions publiques et leurs effets dans la vie quotidienne.