La Russie et la Chine échouent à reporter le rétablissement des sanctions contre l’Iran
26 septembre 2025 à 20h07
La Russie et la Chine n’ont pas réussi à obtenir un report de six mois du rétablissement des sanctions contre l’Iran au Conseil de sécurité des Nations Unies, selon Reuters. Leur proposition n’a reçu le soutien que de quatre pays.
Neuf membres du Conseil de sécurité ont voté contre cette proposition, tandis que deux se sont abstenus. Les sanctions contre l’Iran devraient donc être rétablies dans la nuit de samedi à dimanche, à moins que le Conseil de sécurité ne prenne une décision contraire.
Les États-Unis ont indiqué soutenir le rétablissement des sanctions, tout en laissant la porte ouverte à une possible annulation ultérieure en fonction de l’évolution des négociations. La France a également souligné que le rétablissement des sanctions ne signifiait pas la fin des discussions avec Téhéran.
La Grande-Bretagne, la France et l’Allemagne (le groupe E3) ont initié un processus de 30 jours conduisant à la réactivation des sanctions de l’ONU suspendues contre l’Iran, estimant que Téhéran ne respecte pas les contrôles internationaux de son programme nucléaire, tels qu’ils découlent de l’accord de 2015.
Fin août, les pays européens avaient proposé de suspendre le rétablissement des sanctions jusqu’à six mois afin de laisser une marge de manœuvre pour des négociations à long terme, à condition que l’Iran autorise l’accès des inspecteurs de l’ONU à ses installations nucléaires, résolve les préoccupations concernant ses stocks d’enrichissement et entame des négociations avec les États-Unis. Téhéran a jugé ces conditions irréalistes.
Mercredi, le président iranien Masoud Pezeškján, s’exprimant devant l’Assemblée générale des Nations Unies, a affirmé que l’Iran n’avait pas l’intention de développer une arme nucléaire.
En 2015, l’Iran avait signé le JCPO (Plan d’action global commun), avec les États-Unis, l’Union européenne, la Grande-Bretagne, la France, l’Allemagne, la Russie et la Chine. Cet accord prévoyait que l’Iran accepte de se soumettre aux vérifications de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) dans ses installations nucléaires. En échange, le programme nucléaire iranien devait être ralenti et soumis à une inspection internationale, et les sanctions anti-iraniennes seraient levées.
Après le retrait de l’accord par Donald Trump en 2018 et le rétablissement des sanctions américaines contre l’Iran, Téhéran a cessé de respecter les termes de l’accord. Il a commencé à enrichir de l’uranium à un niveau de pureté de 60 % et a limité les inspections de l’AIEA.
