Publié le 6 novembre 2024 à 19h04. Le Festival de la Fierté LGBT+ de Cork est confronté à une liquidation judiciaire imminente, tandis qu’un litige concernant un ancien employé, Kery Mullaly, continue de bloquer la procédure.
- Une assemblée des créanciers du festival sera tenue la semaine prochaine.
- Le sort de Kery Mullaly, un développeur d’affaires suspendu l’année dernière, doit être tranché par le liquidateur.
- M. Mullaly conteste les motifs de sa suspension, évoquant un acharnement et des accusations infondées.
Le Festival de la Fierté LGBT+ de Cork CLG se dirige vers la liquidation judiciaire, une information révélée devant la Haute Cour. Une assemblée des créanciers a été programmée pour mercredi prochain, et le liquidateur désigné, Eoin Clifford SC, devra arbitrer un différend concernant la suspension de Kery Mullaly, le seul employé à temps plein de l’organisation.
Kery Mullaly, chargé du développement commercial et de la recherche de sponsors pour le festival annuel, avait obtenu en juin dernier une injonction suspendant sa suspension, intervenue plus d’un an auparavant. Cette décision faisait suite à des allégations de faute professionnelle qui devaient faire l’objet d’une audience complète.
Lors d’une précédente comparution devant le tribunal le mois dernier, le juge Brian Cregan avait estimé que l’affaire nécessitait une médiation. Cependant, suite à l’annonce de la liquidation, l’affaire a été de nouveau ajournée par le juge pour deux semaines.
Cliona Kimber SC, représentant M. Mullaly, a souligné la nécessité d’une ordonnance concernant les frais de justice dans cette affaire, demandant au liquidateur de se pencher sur la question.
M. Mullaly, domicilié à Market Street, Thomastown, dans le comté de Kilkenny, affirme avoir été suspendu le 13 septembre 2024, sans préavis, suite à huit accusations de mauvaise conduite qu’il réfute catégoriquement. Parmi ces accusations figurent sa présence au festival Electric Picnic alors qu’il était en congé maladie certifié, un manque de respect envers le président et les membres du conseil d’administration, ainsi que des pressions exercées sur Irish Water pour obtenir un parrainage.
Il est également allégué que des membres anonymes du conseil d’administration avaient été contactés par des sponsors mécontents du comportement de M. Mullaly, qui avaient par conséquent retiré leur soutien financier.
Selon M. Mullaly, il avait lui-même rédigé son contrat de travail, prévoyant une rémunération de 2 000 € par mois pour la préparation du festival et de 100 € de l’heure pour la recherche de sponsors et la collecte de fonds. Il affirme que ce contrat avait été examiné et signé par le trésorier de l’époque.
M. Mullaly explique avoir collaboré avec le festival depuis 2011, d’abord en tant que bénévole, puis en tant que prestataire indépendant, avant d’être embauché en 2021 par le conseil d’administration. Il soutient que les accusations portées contre lui visaient à lui causer un stress et une anxiété importants, ce qui, selon lui, a été le cas.
À lire aussi
