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La star de l’équipe américaine Cameron Smith sur l’art des transitions rapides en ski-alpinisme

by Camille Renault

Publié le 2024-02-29 14:17:00. En ski alpinisme, où les courses se gagnent et se perdent sur des marges infimes, la maîtrise des transitions – le passage entre la montée et la descente – est devenue un élément crucial de la performance.

  • Les transitions peuvent coûter de précieuses secondes, voire entraîner des pénalités de temps.
  • Les athlètes d’élite s’entraînent intensivement pour automatiser ces gestes techniques.
  • Les zones de transition sont des espaces particulièrement stressants et compétitifs.

En ski alpinisme, chaque dixième de seconde compte. Selon Smith, un expert de la discipline, le temps nécessaire pour retirer les peaux de phoque – ces adhérents fixés sous les skis pour la montée – peut varier considérablement. « La différence dans une course peut probablement se faire en quelques dixièmes de seconde, » explique-t-il. « Le retrait des peaux peut être effectué en cinq secondes, habituellement en six ou sept, mais cela peut prendre 10 ou 12. »

Dans les épreuves de sprint d’élite, où les meilleurs athlètes terminent le parcours en environ trois minutes, ces écarts sont déterminants. « Personne n’est assez en forme pour surmonter ces erreurs – les transitions peuvent vraiment être ce qui sépare quelqu’un du terrain », souligne Smith.

Les erreurs sont fréquentes et peuvent prendre diverses formes : difficultés à verrouiller les talons en mode ski, hésitations lors du rangement des peaux. Ces imprécisions ne se traduisent pas seulement par une perte de temps, mais peuvent également entraîner des pénalités allant jusqu’à 10 secondes. Par exemple, quitter la zone de transition avec des peaux mal rangées ou ne pas positionner correctement les bâtons sont des infractions sanctionnées.

« Si tout le monde le fait correctement, nous sommes généralement à une seconde l’un de l’autre. Mais les choses peuvent se détraquer assez rapidement », précise Smith, illustrant la fragilité de l’équilibre compétitif.

Les zones de transition sont également des lieux de forte concentration et de tension. L’effort intense de la montée laisse les athlètes avec une fréquence cardiaque élevée, et la proximité des concurrents ajoute au stress. « Votre fréquence cardiaque atteint des sommets parce que vous venez de sprinter en montée. Et les gens à côté de vous font la même chose, et ils pourraient donner des coups de pied dans vos bâtons », décrit Smith.

Conscients de l’importance capitale de ces moments clés, les skieurs-alpinistes d’élite consacrent de nombreuses heures à l’entraînement, sur neige comme en dehors, afin de perfectionner leurs transitions. L’objectif est de rendre chaque geste instinctif et précis, pour que le jour de la course, l’athlète puisse exécuter ces manœuvres sans hésitation.

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