Home MondeLa survie culturelle est à la COP30 pour garantir que les droits autochtones font partie de la solution climatique

La survie culturelle est à la COP30 pour garantir que les droits autochtones font partie de la solution climatique

by Clara Dubois

Publié le 7 novembre 2025 18h50. Une importante délégation de peuples autochtones et d’organisations de défense des droits des peuples autochtones se rend à Belém, au Brésil, pour la COP30 afin de faire entendre leur voix et d’exiger une action climatique juste et équitable qui respecte leurs droits et leurs savoirs traditionnels.

  • Cultural Survival et ses partenaires brésiliens participeront activement à la COP30 pour plaider en faveur du financement direct des solutions climatiques autochtones.
  • La délégation exige la fin des « zones de sacrifice » où les communautés sont délibérément exposées aux risques environnementaux.
  • Ils appellent à l’intégration des connaissances autochtones dans toutes les politiques climatiques et à la protection des territoires autochtones.

La Conférence des Nations Unies sur les changements climatiques 2025, plus communément appelée COP30, se tiendra du 10 au 21 novembre à Belém, capitale de l’État du Pará, en Amazonie brésilienne. Cet événement mondial réunira des représentants de 198 pays, des organisations internationales, de la société civile, du monde universitaire, du secteur privé, ainsi qu’une délégation significative de peuples autochtones, de femmes et de jeunes.

Cultural Survival, une organisation non gouvernementale dirigée par des autochtones et œuvrant depuis 1972 pour la défense des droits des peuples autochtones, sera présente à la COP30 avec une délégation composée de ses membres et de partenaires brésiliens. L’objectif principal est de s’assurer que les droits des peuples autochtones soient au cœur des solutions climatiques.

La représentation autochtone est considérée comme essentielle pour inciter les dirigeants mondiaux à prendre des mesures urgentes contre le changement climatique. La délégation participera notamment au Forum international des peuples autochtones sur le changement climatique et collaborera avec d’autres leaders autochtones et alliés pour faire pression sur les décideurs politiques.

« Alors que nous nous dirigeons vers Belém, l’humanité se trouve à la croisée des chemins. Allons-nous continuer sur la voie de la destruction de l’environnement, ou allons-nous travailler collectivement pour changer de cap et accepter nos responsabilités d’être de bons gestionnaires de nos communautés et de nos environnements ? »

Aimee Roberson, directrice exécutive de Cultural Survival (Choctaw et Chickasaw)

La délégation de Cultural Survival comprend Aimee Roberson, Alicia Moncada (Wayuu), Edson Krenak (Krenak), Rosy Sul González (Maya Kaqchikel), Mariana Kiimi Ortiz (Ñuu Savi/Mixtec), Camila Romero (Quechua), Dev Kumar Sunuwar (Koĩts-Sunuwar), Thaís Soares Pellosi, Carmem Cazaubon, ainsi que les consultantes Djalma Ramalho (Aranã Caboclo) et Polina Shulbaeva (Selkup). Ils seront rejoints par leurs partenaires brésiliens Newiwe Ana Miranda Top’Tiro (Xavante/A’uwẽ Uptabi), Safira Ribeiro da Silva (Quilombola Mumbuca), Osmar Marcelino Miranda (Aranã Caboclo) et Ailton Seabra Borges (Itacoã Miri).

Parmi les principales revendications de la délégation figurent le financement direct des solutions climatiques autochtones, la fin des « zones de sacrifice » – des territoires délibérément exposés aux risques environnementaux en raison de projets d’extraction ou d’infrastructures – et le respect du consentement libre, préalable et éclairé des peuples autochtones concernant toute question les concernant. Ils dénoncent également les fausses solutions telles que les marchés du carbone et la compensation carbone, et demandent la protection des peuples autochtones en isolement volontaire.

« Les peuples autochtones sont en première ligne de la crise climatique, et pourtant nous continuons d’être exclus du financement climatique et des processus décisionnels qui affectent directement nos vies. À la COP30, nous exigeons que le financement climatique soit directement dirigé vers des solutions et des stratégies d’adaptation dirigées par les autochtones. »

Alicia Moncada, directrice du plaidoyer et de la communication de Cultural Survival (Wayuu)

Edson Krenak, responsable du programme au Brésil, souligne que, 30 ans après les premières conférences mondiales sur le climat, les peuples autochtones appellent à des actions concrètes pour garantir l’accès au financement climatique, la protection de leurs territoires et le respect de leur droit à l’autodétermination. Il dénonce les fausses solutions qui transforment leurs terres en zones de sacrifice pour une économie verte illusoire.

Pour en savoir plus sur Cultural Survival, consultez www.cs.org.

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