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La vaccination et le dépistage « pourraient mettre fin au cancer du col de l’utérus »

Publié le 2024-02-29 14:35:00. Les autorités sanitaires britanniques lancent un appel à la vigilance concernant le cancer du col de l’utérus, avec l’ambition de l’éradiquer d’ici 2040 grâce à une meilleure participation au dépistage et à la vaccination…

La vaccination et le dépistage « pourraient mettre fin au cancer du col de l’utérus »

Publié le 2024-02-29 14:35:00. Les autorités sanitaires britanniques lancent un appel à la vigilance concernant le cancer du col de l’utérus, avec l’ambition de l’éradiquer d’ici 2040 grâce à une meilleure participation au dépistage et à la vaccination contre le virus du papillome humain (VPH).

  • Le Sud-Ouest de l’Angleterre présente un taux de diagnostic de cancer du col de l’utérus proportionnellement plus élevé que le reste du pays.
  • Environ 685 décès sont attribués chaque année à ce cancer en Angleterre, dans 99 % des cas lié à une infection par le VPH.
  • Les femmes âgées de 25 à 64 ans sont encouragées à se faire dépister régulièrement, tandis que la vaccination est proposée aux jeunes filles et garçons à l’école.

Le Dr Matthew Dominey, consultant en santé publique responsable du dépistage et de la vaccination, se montre optimiste quant à l’atteinte de cet objectif ambitieux. Il souligne que le cancer du col de l’utérus « peut absolument être éradiqué », s’appuyant notamment sur les résultats encourageants du programme de vaccination contre le VPH mis en place en Écosse dès 2008. Selon ces données, aucune personne entièrement vaccinée n’a développé cette forme de cancer.

L’incidence plus élevée du cancer du col de l’utérus dans le Sud-Ouest de l’Angleterre s’explique en partie par l’efficacité du programme de dépistage local, qui permet de détecter la maladie à un stade précoce. Cependant, le Dr Dominey reconnaît également que la situation géographique rurale de la région pose des difficultés d’accès aux soins, notamment en raison du manque de transports en commun et des délais d’attente pour les rendez-vous hospitaliers.

Pour encourager la participation au dépistage, les autorités sanitaires recommandent aux femmes de 25 à 64 ans de ne pas manquer leurs convocations. Elles peuvent également contacter leur médecin généraliste pour vérifier si un test de dépistage est nécessaire.

« Si vous êtes en retard, ils pourront vous prendre rendez-vous, il n’est donc absolument jamais trop tard pour aller vous faire dépister. »

Dr Matthew Dominey, consultant en santé publique

Conscientes de l’appréhension que peut susciter cet examen, les autorités conseillent aux femmes de se faire accompagner par un proche ou de demander à une infirmière ou une médecin de sexe féminin d’effectuer le test. Des visites de familiarisation peuvent également être organisées pour expliquer la procédure et rassurer les patientes.

Le Dr Dominey conclut en insistant sur l’importance de la prévention : la vaccination des jeunes générations et le dépistage régulier des femmes sont les clés pour éliminer complètement le cancer du col de l’utérus.

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À propos de l’auteur: Sophie Martin

Sophie Martin suit les sujets de santé, de prévention, de recherche médicale et de politiques publiques. Ses articles rappellent les limites de l’information générale et encouragent la consultation de professionnels qualifiés.