Home SantéLa vaccination et le dépistage « pourraient mettre fin au cancer du col de l’utérus »

La vaccination et le dépistage « pourraient mettre fin au cancer du col de l’utérus »

by Sophie Martin

Publié le 2024-02-29 14:35:00. Le cancer du col de l’utérus, dont plus de 99 % des cas sont liés au virus du papillome humain (VPH), touche plus particulièrement le Sud-Ouest de l’Angleterre en raison d’un dépistage précoce efficace, mais aussi de difficultés d’accès aux soins dans les zones rurales.

  • Environ 685 décès sont attribués chaque année au cancer du col de l’utérus en Angleterre.
  • Le programme de dépistage du Sud-Ouest permet de détecter la maladie à un stade précoce, expliquant en partie le nombre de cas recensés dans la région.
  • Les difficultés d’accès aux hôpitaux et le manque de transports en commun peuvent retarder les traitements dans les zones rurales.

Le cancer du col de l’utérus représente un problème de santé publique important en Angleterre, avec un bilan annuel d’environ 685 décès. Selon le Dr Dominey, consultant, plus de 99 % des cas sont directement liés à une infection par le virus du papillome humain (VPH). Il souligne que la situation dans le Sud-Ouest est particulière, avec un nombre de diagnostics plus élevé que dans d’autres régions.

Cette particularité s’explique en partie par l’efficacité du programme de dépistage mis en place dans le Sud-Ouest. « Le plus important est que si vous êtes une femme âgée de 25 à 64 ans, présentez-vous à votre rendez-vous pour un dépistage du cancer du col de l’utérus », insiste le Dr Dominey. Ce programme permet une détection précoce de la maladie, améliorant significativement les chances de guérison.

Cependant, le consultant met également en lumière des difficultés d’accès aux soins dans les zones rurales de la région. Le manque de transports en commun et les distances importantes pour se rendre aux hôpitaux peuvent entraîner des retards dans le diagnostic et le traitement. Il rappelle que la vaccination contre le VPH est désormais proposée aux jeunes filles et jeunes garçons à l’école, une mesure préventive essentielle.

Pour les femmes qui s’inquiètent de leur situation, le Dr Dominey conseille de consulter leur médecin généraliste pour savoir si un test de dépistage est nécessaire. « Si vous êtes en retard, ils pourront vous prendre rendez-vous, il n’est donc absolument jamais trop tard pour aller vous faire dépister », assure-t-il. Il encourage également les patientes à se faire accompagner par un proche et, si possible, à demander un professionnel de santé féminin pour effectuer le test.

Enfin, le Dr Dominey souligne l’importance de la prévention et du traitement. « Il existe un traitement et nous savons que c’est une maladie que, si nous faisons vacciner les plus jeunes, nous pouvons la prévenir et que nous pouvons éliminer complètement si nous faisons vacciner les gens », conclut-il, appelant à une mobilisation collective pour lutter contre le cancer du col de l’utérus.

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