Publié le 21 décembre 2025 à 04h00. Les maladies cardiovasculaires, première cause de décès dans le monde, connaissent une recrudescence inquiétante pendant les fêtes de fin d’année, en raison d’une combinaison de facteurs liés au stress, aux excès et aux conditions climatiques.
- Le cardiologue José Abellán s’alarme de l’augmentation des crises cardiaques, particulièrement chez les jeunes.
- Le stress chronique augmente le risque de crise cardiaque de 45 %, selon le Dr. Abellán.
- Le réveillon de Noël est statistiquement le jour le plus risqué pour le cœur.
Malgré les progrès de la médecine et une sensibilisation accrue à la prévention, les maladies cardiovasculaires restent la première cause de décès à l’échelle mondiale. Le chirurgien cardiovasculaire Jérémy Londres, fort de plus de 25 ans d’expérience, tire la sonnette d’alarme : le risque de crise cardiaque ne diminue pas pendant les fêtes, mais s’intensifie considérablement. Il partage régulièrement ses avertissements sur les réseaux sociaux, constatant une répétition de ce schéma année après année.
« Saviez-vous que l’on observe une augmentation des crises cardiaques pendant les vacances ? » s’interroge le spécialiste. Il précise : « En réalité, le réveillon de Noël est le jour le plus à risque de l’année. » Cette hausse est multifactorielle, liée à des changements de comportement et à des facteurs physiologiques.
Selon le Dr. Londres, les habitudes de vie sont en grande partie responsables. « Pendant les vacances, nous avons tendance à trop boire, à manger en excès et à réduire notre activité physique », explique-t-il, soulignant l’impact négatif de la consommation excessive d’alcool, des repas copieux et de la sédentarité.
Ce cocktail est aggravé par le stress. « Le stress émotionnel, les préoccupations financières, le rythme effréné des festivités et les obligations accrues » exercent une pression supplémentaire sur le système cardiovasculaire. De plus, le froid hivernal joue un rôle non négligeable : « Le froid provoque une vasoconstriction, ce qui augmente le risque de rupture de plaque et peut déclencher une crise cardiaque », précise-t-il.
Un autre facteur d’inquiétude pour le spécialiste est la tendance à minimiser les symptômes pendant les célébrations. « Je ne me sens pas très bien, mais j’attendrai après le dîner de Noël pour consulter un médecin », illustre le Dr. Londres. Ce retard peut être fatal, car, comme il le rappelle, « le temps est un facteur crucial dans la sauvegarde du muscle cardiaque ». Ignorer des signes tels que des douleurs thoraciques, des difficultés respiratoires, des étourdissements ou un malaise général peut aggraver les dommages et compromettre les chances de guérison.
Jérémy Londres insiste sur l’importance de maintenir un mode de vie sain, même pendant les vacances. Il recommande notamment de maintenir ou d’augmenter son niveau d’activité physique, en soulignant que « le mouvement est un médicament ». Une promenade quotidienne ou une séance d’exercice peut faire une réelle différence. Il conseille également de ne pas interrompre ses traitements médicaux, suggérant même de programmer des rappels sur son téléphone portable pour éviter d’oublier de prendre ses médicaments, et de privilégier le sommeil et la pleine conscience dans cette période particulièrement stressante. Enfin, il est primordial de réagir rapidement en cas d’apparition de symptômes.
