Publié le 25 novembre 2025 à 13h21. Une nouvelle enquête révèle une escalade mondiale de la violence, avec l’Ukraine et la Palestine en première ligne, tandis que l’influence des groupes armés non étatiques ne cesse de croître.
- Près de 240 000 personnes ont perdu la vie dans des conflits armés entre juillet 2024 et juin 2025, soit une augmentation de 23 % par rapport à l’année précédente.
- L’Ukraine et la Palestine sont les zones de guerre les plus meurtrières, avec respectivement 82 298 et 20 990 décès recensés.
- Plus de 204 millions de personnes vivent désormais sous le contrôle, total ou partiel, de groupes armés non étatiques (GANE).
Le monde est devenu un lieu plus dangereux, selon l’Enquête sur les conflits armés 2025 publiée par l’Institut international d’études stratégiques (IISS). Le rapport met en lumière une augmentation alarmante de la violence à l’échelle mondiale, avec un bilan de près de 240 000 morts entre juillet 2024 et juin 2025 – une hausse de 23 % par rapport à l’année précédente. Cette escalade est particulièrement préoccupante, car elle s’accompagne d’une expansion de l’influence des groupes armés non étatiques (GANE).
L’Ukraine et la Palestine sont identifiées comme les deux principaux foyers de conflit. En Ukraine, 82 298 personnes ont été tuées au cours de la période étudiée, tandis que le bilan en Palestine s’élève à 20 990 morts. Le rapport souligne également une augmentation de 40 % des décès de civils à l’échelle mondiale, atteignant près de 50 000 en 2024. Gaza est particulièrement touchée, concentrant 80 % des victimes d’enfants et 70 % des victimes féminines dans le monde.
L’IISS alerte sur la montée en puissance des GANE, qui contrôlent désormais, totalement ou partiellement, les territoires où vivent plus de 204 millions de personnes. Ces groupes, dont 380 sont considérés comme armés, actifs et à caractère humanitaire, gagnent en influence grâce à des gains territoriaux et à des ressources financières issues d’activités illégales telles que le trafic de drogue, d’êtres humains et d’armes, la contrebande de minerais et la cybercriminalité. Leur instabilité et leur résistance au dialogue diplomatique rendent leur gestion particulièrement complexe pour la communauté internationale.
Selon l’IISS, la situation est aggravée par une déstabilisation du paysage géopolitique global, due à la rivalité entre les grandes puissances – notamment les États-Unis, la Russie et la Chine. Parallèlement, le multilatéralisme, fondé sur la coopération entre les pays, est en déclin, et des organisations comme le Conseil de sécurité de l’ONU sont souvent contournées. Le rapport critique notamment les politiques isolationnistes de l’administration américaine, telles que la réduction du financement de l’USAID, ainsi que le traitement différencié réservé à Israël par l’Occident en ce qui concerne les événements à Gaza.

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