Publié le 18 décembre 2025 à 20h59. Alors que la vitamine C est souvent mise en avant pour renforcer le système immunitaire, de nouvelles recherches mettent en lumière le rôle crucial de la vitamine A dans la protection des voies respiratoires, et ce de manière plus efficace.
- La vitamine A est essentielle au maintien de l’intégrité de l’épithélium respiratoire, première barrière contre les virus et les bactéries.
- Une carence en vitamine A affaiblit les défenses immunitaires et augmente la susceptibilité aux infections hivernales.
- Certains aliments, comme le foie, les œufs et les produits laitiers, sont particulièrement riches en vitamine A.
Citron chaud, comprimés de vitamine C, tisanes au gingembre… face à l’arrivée du froid, les remèdes traditionnels sont rapidement de sortie. Pourtant, alors que beaucoup se concentrent sur l’apport en vitamine C, un allié bien plus puissant est souvent négligé : la vitamine A. Des études récentes démontrent que cette vitamine, trop souvent sous-estimée, joue un rôle primordial dans la défense des voies respiratoires.
La vitamine A agit comme un véritable bouclier moléculaire pour le système respiratoire. Elle est indispensable au maintien de l’épithélium respiratoire – cette fine couche de muqueuse qui constitue la première ligne de défense contre les agents pathogènes. Une étude de 2022 confirme que, lorsqu’elle est déficiente, cette barrière protectrice se fragilise, rendant les voies respiratoires plus perméables aux infections. Au niveau cellulaire et humoral, les défenses immunitaires sont également affaiblies.
C’est pourquoi la vitamine A est également considérée en science comme une « vitamine anti-inflammatoire ». Une enquête de 2016 a révélé qu’elle régule la réponse immunitaire innée et adaptative, et coordonne la communication entre les différentes cellules immunitaires. Elle est donc essentielle, aux côtés du fer et du zinc, pour une immunité optimale pendant l’hiver.
Moins de vitamine A, plus d’infections
Les données de la recherche sont claires : les personnes souffrant d’infections respiratoires récurrentes présentent des taux de vitamine A significativement plus faibles que les individus en bonne santé. Une étude de 2018 a démontré que les infections respiratoires récurrentes sont beaucoup plus fréquentes en cas de taux plasmatiques de vitamine A réduits.
Un phénomène particulièrement préoccupant : la carence en vitamine A, autrefois principalement observée dans les pays en développement, se répand désormais également dans les pays industrialisés. Des études de 2022 indiquent que plus de 20 % de la population des pays développés n’atteignent même pas les deux tiers de l’apport recommandé.
Ces aliments reconstitueront vos réserves de vitamine A
La vitamine A se trouve dans une variété d’aliments, qu’ils soient d’origine animale (avec une meilleure biodisponibilité) ou végétale. La vitamine A animale (rétinol) est généralement mieux assimilée que la vitamine A végétale (bêta-carotène), qui doit d’abord être convertie par l’organisme. Voici quelques sources importantes :
- Huile de foie de morue : 30 000 μg pour 100 g
- Foie de porc : 8 384 μg pour 100 g
- Beurre : 520 μg pour 100 g
Téléchargez gratuitement la liste complète des aliments riches en nutriments pour renforcer vos défenses immunitaires en hiver (PDF « Aliments riches en nutriments »).
Ces aliments fournissent du rétinol, la forme de vitamine A déjà active et directement utilisable par l’organisme. Les sources végétales, comme les carottes, contiennent du bêta-carotène, qui doit être converti en vitamine A par le corps.
La Société allemande de nutrition (DGE) recommande un apport quotidien de 700 à 850 microgrammes de vitamine A pour les adultes. Un œuf au petit-déjeuner, un peu de beurre sur une tartine et, occasionnellement, du foie ou de la saucisse de foie peuvent suffire à maintenir des réserves adéquates.
Avertissement
Les valeurs maximales indiquées concernent l’apport quotidien à long terme ; des excès occasionnels dus à la consommation d’aliments naturels sont sans danger. Les valeurs nutritionnelles sont basées sur les informations de la Société allemande de nutrition et du Réseau allemand de conseil et d’information sur la nutrition (DEBInet). Des variations naturelles peuvent exister en fonction des aliments.
Plus d’articles de notre série bien-être hivernal
Dans notre série « Feel-Good Winter », découvrez comment améliorer votre bien-être pendant la saison sombre. En plus des nutriments, apprenez à reconnaître les signes d’une carence en vitamine D, à distinguer le blues hivernal de la dépression saisonnière et comment gagner en énergie.
