Le groupe pharmaceutique marocain Laprophan a signé un contrat pour acquérir la totalité du capital de Corporate Investment Holding, la société mère du laboratoire Polymedic, et a notifié son projet au Conseil de la concurrence, selon une annonce officielle publiée le 21 octobre 2026.
L’entreprise poursuit l’expansion de ses capacités industrielles et de son portefeuille de spécialités thérapeutiques. La stratégie de croissance externe menée par le groupe franchit ainsi une nouvelle étape sur le marché national.
Après avoir pris le contrôle de la totalité d’Amanys Pharma et de 75 % de Botanic Pharma en 2024, le groupe a acquis 60 % du suisse Rivopharm en 2026.
Le groupe pharmaceutique marocain Laprophan a signé un contrat pour acquérir la totalité du capital de Corporate Investment Holding.
Suite à la réalisation de ces différentes acquisitions, Laprophan fait valoir un ensemble de quatre usines situées au Maroc et en Suisse.
L’entreprise compte un effectif s’approchant de 1.450 salariés, ainsi qu’un catalogue fort de plus de 1.300 AMM réparties sur 15 spécialités médicales.
Le profil historique de Polymedic à Casablanca
Fondé en 1964, le laboratoire Polymedic s’est imposé comme un acteur historique de l’industrie pharmaceutique au Maroc.
L’entreprise dispose d’un site de production s’étendant sur 9 600 m² à Casablanca et emploie près de 280 collaborateurs, d’après les données communiquées par les sources.
Son activité couvre l’ensemble du cycle, du développement à la commercialisation de médicaments et de spécialisés sous licence.

La structure gère 138 autorisations de mise sur le marché pour plus de 200 produits commercialisés à travers douze aires thérapeutiques.
Ses positions fortes se concentrent particulièrement en dermatologie, dans le système nerveux central et le domaine cardiovasculaire, ainsi qu’en pneumologie et en rhumatologie. En outre, sa filiale Promaceutique assure une activité dédiée à la promotion médicale.
Les synergies recherchées par Laprophan
Le rapprochement envisagé vise à mutualiser les portefeuilles de produits, les réseaux de distribution, les services ainsi que les moyens logistiques des deux structures.
L’opération doit permettre de consolider les capacités de production locales tout en favorisant le développement de nouveaux traitements.
Pour le groupe acquéreur, cette intégration s’inscrit dans une trajectoire globale visant à maîtriser toute la chaîne de valeur, de la recherche et développement jusqu’à la distribution finale.
Les dirigeants mettent en avant la recherche de la complémentarité et la maximisation des synergies
, selon les précisions fournies par le communiqué officiel du groupe.
Dans la même optique, Laprophan a pour ambition de stimuler la conception de nouveaux traitements tout en renforçant ses infrastructures logistiques, ses rendements de fabrication et ses synergies internes.

Une dynamique d’expansion menée entre le Maroc et l’Europe
Fondé en 1949, Laprophan s’est développé pour commercialiser ses produits dans plus de 50 pays, dont huit accueillent des implantations opérationnelles directes.
Avant ce nouveau projet, le groupe totalisait près de 1 450 collaborateurs et détenait plus de 1 300 autorisations de mise sur le marché réparties sur 15 domaines thérapeutiques.
Ses quatre unités de production, réparties entre le Maroc et la Suisse après la prise de participation dans Rivopharm, représentent environ 76 500 m² de bâtiments construits.
La capacité annuelle consolidée de l’ensemble dépasse ainsi les 180 millions d’unités de vente consommateur.
L’étape réglementaire auprès du Conseil de la concurrence
Le contrat de cession portant sur la totalité du capital de Corporate Investment Holding a été signé, mais la transaction demeure suspendue à l’obtention des feux verts réglementaires.
Le dossier a été notifié en bonne et due forme aux autorités compétentes.
Après avoir pris le contrôle de la totalité d’Amanys Pharma, l’entreprise poursuit l’expansion de ses capacités industrielles.
La réalisation effective de l’opération reste conditionnée par l’accord préalable du Conseil de la concurrence.
Aucun montant financier ni calendrier précis de finalisation n’ont été divulgués à ce stade par les parties.