La maison d’édition canadienne Les Éditions du Boréal a rompu ses liens avec l’écrivain haïtiano-canadien Thélyson Orélien après qu’une analyse des métadonnées de son roman C’était ça ou mourir
a confirmé l’utilisation de l’intelligence artificielle dans sa rédaction.
La rupture entre Thélyson Orélien et les Éditions du Boréal
L’éditeur montréalais a officialisé le 21 octobre sa décision de mettre un terme à sa collaboration avec l’auteur, annonçant qu’il ne réimprimerait plus le livre et ne publierait aucun autre ouvrage de sa part. Cette annonce marque un revirement complet pour la maison d’édition, qui avait initialement choisi de soutenir l’écrivain face à la controverse tout en laissant les lecteurs juger par eux-mêmes.
La maison d’édition a précisé avoir réuni l’ensemble des versions de travail du manuscrit avant de mandater une partie externe pour examiner les différents brouillons. Les résultats de cette expertise, parvenus durant la semaine de la décision, ont mis au jour des traces de repères textuels générés par l’intelligence artificielle dans les métadonnées de certains fichiers.
Les Éditions du Boréal ont annoncé, ce mercredi 21 octobre 2026, mettre fin à leur relation professionnelle avec l’écrivain Thélyson Orélien. Faute de « nouveaux éléments » indiquant que l’intelligence artificielle a été utilisée dans le processus d’écriture de son roman C’était… pic.twitter.com/oILxwDnnFB
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Les accusations en ligne et les tests de détection
Le scandale a éclaté le 21 septembre, jour même où le roman a remporté le Prix du roman Fnac. Un compte anonyme sur le réseau social X, relayé par des observateurs et des critiques, a soumis des extraits du livre au détecteur d’intelligence artificielle Pangram.
Selon l’outil de détection, le texte présentait une probabilité de 100 pour cent d’avoir été produit par une machine. Face aux répercussions, le roman a été retiré de la course au prestigieux prix Goncourt en France.

La défense de l’auteur et l’abandon de l’enquête initiale
Thélyson Orélien a rejeté ces allégations avec force, qualifiant les accusations de calomnie et d’hérésie
dans une déclaration transmise à l’Agence France-Presse. L’écrivain a soutenu qu’il avait commencé à rédiger l’œuvre en 2017 et qu’il en avait achevé un premier jet de plus de 300 pages en 2019, soit bien avant l’apparition grand public des services conversationnels d’IA.
Dans un premier temps, l’auteur et son éditeur avaient entrepris de rassembler des documents pour attester du processus créatif. Toutefois, l’éditeur a indiqué que cet effort commun n’avait pas permis de lever les doutes et que l’écrivain avait ensuite renoncé à fournir de plus amples informations justificatives.
Thélyson Orélien | « Peut-être qu’il faut que j’arrête d’écrire » https://t.co/5qJthn9YT3
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Les questions de confiance et les aveux de plagiat
La situation s’est compliquée lorsque de nouvelles zones d’ombre ont fait surface concernant la trajectoire littéraire de l’auteur. Dans ses déclarations publiques, Thélyson Orélien a reconnu des faits de plagiat commis par le passé, évoquant des erreurs qu’il qualifie d’inacceptables commises durant sa jeunesse, tout en maintenant qu’aucune phrase de son roman n’avait été écrite par une intelligence artificielle.
Pour Boréal, la décision de rompre les ponts repose avant tout sur la rupture d’un lien fondamental entre le créateur et son éditeur. La maison d’édition a souligné qu’elle ignorait l’ampleur exacte du recours à la technologie et qu’elle ne le saurait probablement jamais.
| Date clé | Événement marquant |
|---|---|
| 21 septembre 2026 | Diffusion des premiers soupçons en ligne et attribution du Prix du roman Fnac |
| 17 octobre 2026 | L’auteur abandonne ses démarches pour documenter l’origine du manuscrit |
| 21 octobre 2026 | Les Éditions du Boréal confirment l’usage de l’IA et rompent leurs relations avec l’écrivain |
Alors que la polémique continue d’agiter le milieu littéraire francophone, l’éditeur a appelé le public à faire preuve de retenue afin de faire cesser les attaques personnelles visant l’écrivain, rappelant qu’un être humain se trouve au centre de cette tourmente.
