Manille, le 21 novembre 2025 – Le sénateur Panfilo Lacson a fermement nié toute volonté de défendre à tout prix le président Ferdinand Marcos Jr. dans l’affaire controversée des potentielles insertions budgétaires et commissions illégales s’élevant à 100 milliards de pesos philippins (environ 1,7 milliard d’euros). Lacson affirme que les preuves disponibles suggèrent que le président a été induit en erreur et qu’il n’apparaît pas impliqué dans ce scandale.
- Le sénateur Lacson souligne que le veto présidentiel sur certains éléments budgétaires pour un montant de 1,15 milliard de pesos (environ 20,3 millions d’euros) constitue une preuve de l’innocence de Marcos.
- Il conteste les allégations de l’ancien député Zaldy Co concernant le versement de 25 milliards de pesos (environ 416 millions d’euros) en pots-de-vin au président, en s’appuyant sur le témoignage de Roberto Bernardo, ancien sous-secrétaire du ministère des Travaux publics et des Routes (DPWH).
- Lacson a identifié des responsables gouvernementaux qui auraient abusé du nom du président pour faciliter des projets personnels.
Le débat autour de ces potentielles irrégularités budgétaires a éclaté lors des délibérations parlementaires concernant le projet de budget national pour 2026. Le sénateur Lacson avait précédemment confirmé l’existence d’insertions budgétaires totalisant 100 milliards de pesos (environ 1,7 milliard d’euros) lors de la commission bicamérale chargée de la conférence budgétaire nationale pour 2025.
Cependant, il a insisté sur le fait que les commissions présumées découlant de ces insertions n’auraient pas profité directement au président, mais à des individus qui auraient utilisé son nom à des fins personnelles. Il a notamment cité Adrian Carlos Bersamin, ancien sous-secrétaire du Bureau de liaison législative présidentielle, et Trygve Olaivar, ancien sous-secrétaire à l’Éducation, comme étant parmi ceux qui auraient induit le public en erreur en évoquant le nom du chef de l’État.
Lacson a jugé illogique que le président Marcos ait opposé son veto à des éléments de financement qu’il aurait lui-même ordonné d’insérer.
« Il serait illogique que le président, s’il avait été au courant et avait ordonné l’insertion de 100 milliards de pesos dans la Loi générale de crédits (GAA) de la commission bicamérale, y oppose son veto. »
Panfilo Lacson, Sénateur
Le sénateur a réaffirmé que les vetos présidentiels indiquent que l’utilisation abusive présumée des fonds serait l’œuvre d’individus agissant en leur propre nom, et non du président lui-même. Il a précisé qu’il ne cherchait pas à défendre le président, mais qu’il souhaitait simplement faire preuve d’équité.
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