Publié le 11 octobre 2025 à 11h18. Une femme de la région de Riverside a été reconnue coupable du meurtre involontaire d’une actrice décédée des suites d’une injection illégale de silicone, révélant les dangers des interventions esthétiques clandestines.
- Une habitante de Riverside a été déclarée coupable de meurtre au deuxième degré et d’exercice illégal de la médecine.
- La victime, une actrice, est décédée d’une embolie silicone après une intervention sur les fesses réalisée à son domicile.
- L’accusée avait déjà été condamnée pour un décès similaire en 2019 et avait continué à exercer illégalement.
Le tribunal du comté de Los Angeles a annoncé le 10 octobre la condamnation de la femme pour meurtre au deuxième degré et exercice illégal de la médecine. L’affaire met en lumière les risques encourus par les personnes qui se tournent vers des praticiens non qualifiés pour des interventions esthétiques, souvent à des fins d’économie ou par manque d’accès aux soins conventionnels.
La victime était une actrice qui avait participé à divers projets, notamment des séries télévisées et des clips vidéo. Elle est décédée en mars dernier après avoir subi une injection de silicone dans les fesses à son domicile. L’accusation a démontré que l’accusée avait administré une substance dangereuse sans supervision médicale et avait quitté les lieux alors que la victime présentait des convulsions.
« L’accusé s’est injecté une substance dangereuse sans autorisation médicale et a quitté les lieux lorsque la victime a souffert de convulsions. »
L’accusation
Le mari de la victime a témoigné devant le tribunal, exprimant sa douleur et son indignation face à la perte de sa femme.
« Ma femme a perdu la vie au milieu de sa vie à cause d’une procédure illégale. »
Le mari de la victime
L’accusée avait tenté de se défendre en affirmant qu’elle agissait uniquement comme consultante pour une organisation légale à l’étranger et qu’elle n’avait pas personnellement réalisé l’injection. Cependant, le jury n’a pas cru à sa version des faits.
Il a été révélé que cette femme avait déjà été condamnée en 2019 pour la mort d’une jeune femme, également décédée suite à une procédure illégale similaire. Elle avait alors été condamnée à une peine de prison pour homicide involontaire, mais avait été libérée sous surveillance électronique. Malgré cela, elle avait continué à pratiquer des injections illégales.
En 2018, lors d’un autre incident mortel, l’accusée avait été filmée par des caméras de surveillance s’enfuyant des lieux à l’arrivée d’une ambulance. Ces antécédents de comportements criminels ont été mis en avant par l’accusation.
Selon la loi californienne, le meurtre au deuxième degré est passible d’une peine minimale de 15 ans de prison, tandis que l’exercice illégal de la médecine peut entraîner une peine maximale de 3 ans. Dans ce cas, des circonstances aggravantes, notamment le fait d’avoir causé des blessures graves, pourraient entraîner une peine de prison allant jusqu’à 20 ans ou plus.
L’audience de détermination de la peine est prévue le 5 novembre.
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