Publié le 27 novembre 2025. Une souche particulièrement virulente de grippe aviaire, le H5, suscite l’inquiétude des scientifiques qui craignent une pandémie potentiellement plus dévastatrice que celle de la COVID-19 si le virus mute et devient transmissible entre les humains. L’Institut Pasteur tire la sonnette d’alarme face à l’absence d’immunité collective.
- Le virus H5 a déjà provoqué l’abattage de centaines de millions d’oiseaux à travers le monde.
- Bien que les infections humaines restent rares, les experts soulignent la dangerosité potentielle du virus, même pour les personnes en bonne santé.
- L’Organisation mondiale de la santé (OMS) a recensé près de 1 000 cas humains de H5 depuis 2003, avec un taux de mortalité élevé d’environ 48 %.
Les chercheurs de l’Institut Pasteur, fondation française dédiée à la recherche en santé mondiale, mettent en garde contre un risque pandémique accru. Ils soulignent que la population humaine ne possède aucun anticorps contre cette souche H5, ce qui la rend particulièrement vulnérable.
« Les virus de la grippe peuvent être mortels même pour les adultes et les enfants par ailleurs en bonne santé. »
Institut Pasteur
Depuis 2003, l’OMS a enregistré près de 1 000 cas d’infection humaine par le virus H5, principalement en Égypte, en Indonésie et au Vietnam. Le taux de mortalité associé à ces infections atteint environ 48 %, un chiffre alarmant qui souligne la sévérité potentielle d’une pandémie à grande échelle.
Malgré ces inquiétudes, Gregorio Torres, de l’Organisation mondiale de la santé animale, tente de relativiser la menace immédiate. Il assure que la probabilité d’une pandémie humaine reste faible à l’heure actuelle, tout en soulignant l’importance de la préparation.
« Les gens peuvent « manger du poulet et des œufs et profiter » de la vie pendant que les autorités préparent des vaccins et stockent des antiviraux. »
Gregorio Torres, Organisation mondiale de la santé animale
Les autorités sanitaires mondiales se concentrent actuellement sur le développement de vaccins et le stockage d’antiviraux afin de pouvoir réagir rapidement en cas de mutation du virus et de transmission interhumaine. La surveillance étroite de l’évolution du virus H5 reste une priorité.
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