Publié le 28 octobre 2025. Le Bureau du Procureur général (AGO) a lancé une enquête pour corruption au sein de la Direction générale des douanes et accises, avec des perquisitions menées dans plusieurs bureaux et domiciles à travers le pays. L’affaire porte sur des irrégularités présumées dans l’exportation de sous-produits de l’huile de palme en 2022.
- Des perquisitions ont été menées dans plus de cinq lieux, incluant des bureaux de douanes et les résidences de fonctionnaires.
- L’enquête porte sur des allégations d’irrégularités dans les licences d’exportation et le dédouanement de POME (effluents d’usines d’huile de palme).
- Le ministre des Finances a affirmé qu’aucun fonctionnaire impliqué ne bénéficierait d’une protection.
L’enquête, menée par l’unité anti-corruption du Bureau du Procureur général (AGO), vise à faire la lumière sur des pratiques potentiellement illégales concernant l’exportation d’effluents d’usines d’huile de palme (POME) en 2022. Bien que considérés comme des déchets industriels, les POME peuvent être transformés en biodiesel, un secteur soumis à une réglementation stricte en matière d’exportation.
Selon le porte-parole de l’AGO, Anang Supriatna, les perquisitions, qui ont eu lieu le 22 octobre 2025, ont ciblé des bureaux de douanes ainsi que les domiciles de plusieurs fonctionnaires, situés à Jakarta et dans d’autres régions du pays. Plus de dix témoins ont déjà été interrogés dans le cadre de l’enquête, sans qu’aucun suspect n’ait encore été formellement identifié.
« Oui, les perquisitions étaient liées à l’affaire à la douane. Il y avait plus de cinq endroits, y compris les bureaux des douanes et les domiciles des fonctionnaires, certains à Jakarta et d’autres en dehors de la ville », a déclaré Anang le 28 octobre 2025. Il a précisé que certains détails de l’enquête restaient confidentiels afin de ne pas compromettre les prochaines étapes.
« Certains détails restent confidentiels, non pas parce que nous ne voulons pas de transparence, mais pour protéger la stratégie des enquêteurs. Si tout est divulgué, les prochaines étapes pourraient être compromises. »
Anang Supriatna, porte-parole de l’AGO
L’AGO n’a pas encore communiqué d’estimation précise des pertes financières potentielles pour l’État, mais des sources évoquent des sommes pouvant atteindre des centaines de milliards de roupies (la monnaie indonésienne), en fonction de l’ampleur des exportations illégales de POME qui pourraient être découvertes. Les documents saisis lors des perquisitions devraient permettre de déterminer si des abus ont été commis dans l’attribution des permis d’exportation, si des sous-évaluations ont eu lieu, ou si d’autres pratiques commerciales illicites ont été mises en œuvre par des fonctionnaires des douanes et des entreprises privées.
Interrogé sur l’affaire, le ministre des Finances, Purbaya Yudhi Sadewa, a affirmé que son ministère ne protégerait aucun fonctionnaire des douanes et accises reconnu coupable de fautes. Il a souligné la coopération étroite entre son ministère et l’AGO dans le cadre de cette enquête.
« Nous avons un accord de travail avec l’AGO. Ils ont demandé un jour si les fonctionnaires des douanes seraient protégés s’ils faisaient quelque chose de mal. J’ai dit non. Si quelqu’un est en faute, il est tout simplement en faute. »
Purbaya Yudhi Sadewa, ministre des Finances
L’enquête se poursuit et de nouvelles informations devraient être divulguées dans les prochains jours. Les autorités n’ont pas précisé de calendrier pour la conclusion de l’enquête ni les éventuelles suites judiciaires.
À lire aussi
