Publié le 12 octobre 2025 à 09h10. L’ancien PDG d’Apple, John Sculley, estime qu’OpenAI représente le premier véritable concurrent d’Apple depuis des décennies, alors que la firme de Cupertino semble prendre du retard dans la course à l’intelligence artificielle.
- OpenAI est perçu comme un rival majeur par l’ancien dirigeant d’Apple.
- Apple est critiquée pour son manque de progrès significatifs dans le domaine de l’IA.
- L’évolution vers des « agents » intelligents pourrait transformer le modèle économique d’Apple.
Selon John Sculley, qui a dirigé Apple de 1983 à 1993, OpenAI constitue une menace inédite pour la domination d’Apple. S’exprimant lors de la conférence Zeta Live à New York, il a souligné que l’entreprise américaine n’a pas réussi à faire de l’intelligence artificielle un point fort.
Sculley a notamment mis en évidence le retard d’Apple dans le déploiement de ses produits basés sur l’IA, citant en particulier le report de la refonte de son assistant vocal Siri. Il a également noté le contraste avec des entreprises comme OpenAI, Google, Amazon et Meta, qui déploient régulièrement des mises à jour significatives dans ce domaine.
L’ancien PDG a rappelé son expérience chez Pepsi-Cola, où il avait lancé la célèbre campagne du “Défi Pepsi“, et a souligné l’importance du marketing pour populariser la marque Mac à ses débuts. Ses relations avec Steve Jobs, cofondateur d’Apple, avaient été tendues durant son mandat, ce dernier ayant finalement démissionné en 1985 avant de revenir en 1997.
Sculley a également abordé la question de la succession de Tim Cook à la tête d’Apple, évoquant les spéculations sur un possible départ prochain. Il a estimé que son successeur devra impérativement guider l’entreprise dans sa transition vers une nouvelle ère, celle des « agents » intelligents.
« À l’ère de l’agent, nous n’avons pas besoin de beaucoup d’applications, tout peut être réalisé avec des agents intelligents. »
John Sculley, ancien PDG d’Apple
L’ IA agentique, une technologie capable d’accomplir des tâches complexes de manière autonome, pourrait ainsi transformer le paysage technologique et favoriser l’adoption de modèles économiques basés sur l’abonnement, selon Sculley. Il a précisé que ces abonnements offriraient un modèle commercial plus durable que la vente d’outils et de produits individuels.
Un autre visage familier d’Apple, Jony Ive, ancien chef du design, a récemment rejoint OpenAI. L’entreprise a acquis la startup d’Ive plus tôt cette année pour un montant supérieur à 6 milliards de dollars. Ive avait exprimé son espoir, lors de la conférence DevDay d’OpenAI, que les appareils sur lesquels son équipe travaille pourraient résoudre certains des problèmes liés à l’utilisation des smartphones et des tablettes.
« C’est lui qui a conçu et construit l’iMac, l’iPod, l’iPhone et l’iPad », a rappelé Sculley à propos d’Ive. « S’il y a quelqu’un qui sera probablement capable d’apporter cette dimension au LLM, dans ce cas OpenAI, ce sera probablement Jony Ive, travaillant avec Sam Altman. »
Sculley, âgé de 86 ans, a récemment quitté son poste de cofondateur et vice-président de Zeta Global pour devenir vice-président émérite.
Sur le même sujet
