Publié le 12 octobre 2023 à 17h30. Les données personnelles de près de 5,7 millions de clients de la compagnie aérienne australienne Qantas ont été compromises suite à une cyberattaque de grande ampleur, et sont désormais diffusées en ligne, dans le cadre d’une fuite affectant des dizaines d’entreprises internationales.
- Une cyberattaque a permis de voler des informations personnelles de 5,7 millions de clients de Qantas.
- Les données volées incluent des noms, adresses e-mail, numéros de téléphone et dates de naissance.
- Plusieurs grandes entreprises, dont Disney, Google, IKEA, Air France et KLM, ont également été touchées par cette fuite de données.
Qantas a confirmé que les pirates informatiques avaient ciblé l’un de ses centres de contact client en juillet dernier, exploitant une vulnérabilité dans un système informatique utilisé par un prestataire externe. Si les détails des cartes de crédit et les numéros de passeport n’ont pas été compromis, les informations personnelles volées représentent un risque significatif pour les clients concernés.
Selon les informations de l’AFP, le prestataire tiers impliqué est la société de logiciels Salesforce. Cette dernière a déclaré la semaine dernière être “au courant des récentes tentatives d’extorsion de la part d’acteurs malveillants”. L’attaque aurait permis aux pirates d’accéder aux données de dizaines d’autres entreprises, notamment Disney, Google, IKEA, Toyota, McDonald’s, Vietnam Airlines, le géant de l’habillement Gap et la multinationale japonaise Fujifilm.
Dans un communiqué, Qantas a précisé :
« Qantas est l’une des nombreuses sociétés dans le monde qui ont vu des données divulguées par des cybercriminels à la suite du cyber-incident survenu début juillet dans la compagnie aérienne, au cours duquel les données de clients ont été volées via une plate-forme tierce. »
Qantas
La compagnie aérienne affirme collaborer avec des experts en cybersécurité pour déterminer l’étendue exacte des données compromises et a obtenu une injonction auprès de la Cour suprême de Nouvelle-Galles du Sud afin d’empêcher la diffusion et l’utilisation des données volées.
Les analystes de la cybersécurité attribuent cette attaque à un groupe de cybercriminels connu sous le nom de Scattered Lapsus$ Hunters. Selon Unit 42, ce groupe a « revendiqué la responsabilité du siège des locataires de Salesforce dans le cadre d’un effort coordonné visant à voler des données et à les conserver contre rançon ». Les pirates auraient fixé au 10 octobre une date limite pour le paiement de la rançon.
La plateforme de renseignement sur les menaces FalconFeeds a signalé sur X (anciennement Twitter) que les données des clients de Qantas avaient été publiées sur le dark web au cours du week-end. Les pirates auraient utilisé une technique d’ingénierie sociale, consistant à manipuler les victimes en se faisant passer pour des représentants de l’entreprise ou d’autres personnes de confiance, pour accéder aux informations sensibles.
À ne pas manquer
