L’ancien sénateur républicain Ben Sasse a annoncé mardi être atteint d’un cancer du pancréas de stade 4, une nouvelle qui intervient alors qu’il avait récemment quitté ses fonctions pour se consacrer à sa famille. L’homme politique de 53 ans, connu pour ses critiques virulentes envers Donald Trump, a déclaré qu’il était désormais confronté à une course contre la montre.
« C’est une nouvelle difficile à partager, mais comme beaucoup d’entre vous le soupçonnaient, je vais être direct : la semaine dernière, on m’a diagnostiqué un cancer du pancréas métastasé de stade quatre et je vais mourir », a-t-il écrit sur le réseau social X. Il a ajouté qu’il avait l’intention de « se battre » et qu’il donnerait davantage de détails ultérieurement.
Le cancer du pancréas, bien que relativement rare, est l’une des formes de cancer les plus agressives et les plus mortelles, selon l’Institut national du cancer. Il est souvent détecté à un stade avancé, une fois qu’il s’est propagé à d’autres parties du corps.
Ben Sasse a représenté l’État du Nebraska au Sénat américain de 2015 à 2023. Durant son mandat, il s’est distingué par son opposition à Donald Trump, allant jusqu’à voter en faveur de sa destitution lors de son deuxième procès en impeachment, suite à l’attaque du Capitole le 6 janvier 2021. Il avait publiquement critiqué le président Trump sur plusieurs sujets, notamment sa gestion de la pandémie de COVID-19 et son attitude envers les femmes. Il n’avait pas hésité à qualifier le comportement de l’ancien président de « flagrant favoritisme envers les dictateurs ».
En 2023, M. Sasse avait démissionné de son poste de sénateur pour prendre la direction de l’Université de Floride, un rôle qu’il a quitté cette année pour passer plus de temps avec sa famille, après que sa femme, Melissa, ait reçu un diagnostic d’épilepsie. Le couple a trois enfants : Corrie, récemment nommée dans l’armée de l’air ; Alex, qui a obtenu son diplôme universitaire plus tôt que prévu ; et Breck, leur fils adolescent qui a commencé à prendre des cours de conduite l’été dernier.
« J’ai moins de temps que je ne l’aurais souhaité », a-t-il confié. « C’est difficile pour quelqu’un qui a envie de travailler et de construire, mais encore plus difficile en tant que mari et père. Je ne peux pas exprimer à quel point ma famille est formidable. »
Dans son message, M. Sasse a également évoqué sa foi chrétienne, soulignant que la période de l’Avent, qui précède Noël, était un moment propice à l’espoir. « Il n’y a pas de bon moment pour annoncer à ses proches que l’on marche désormais au rythme d’un batteur plus rapide, mais la saison de l’Avent n’est pas la pire », a-t-il écrit.
Avant de quitter le Sénat, M. Sasse avait exprimé son inquiétude quant à la direction prise par le Parti républicain, dénonçant notamment la montée de l’extrémisme et des théories du complot. Il avait mis en garde contre le risque de voir le parti sombrer dans la « ruine » et la « lâcheté ».
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