Home AffairesL’approbation de la planification du magasin Aldi Moyross annulée par la Haute Cour – The Irish Times

L’approbation de la planification du magasin Aldi Moyross annulée par la Haute Cour – The Irish Times

by Amélie Bernard

Publié le 8 octobre 2024 16:01:00. Un tribunal de grande instance a invalidé l’autorisation de construire un nouveau supermarché Aldi à Moyross, dans la ville de Limerick, estimant que la commission de planification n’a pas suffisamment pris en compte l’impact sur le commerce local existant.

  • Le juge Richard Humphreys a annulé l’approbation de la planification pour le magasin Aldi.
  • La contestation a été initiée par le centre commercial Watchhouse Cross et l’un de ses locataires.
  • Le tribunal a estimé que la commission de planification n’a pas correctement appliqué les objectifs du plan de développement régional.

La décision du tribunal fait suite à une action en justice intentée par Watchhouse Cross Shopping Center Ltd (WCSC) et Satander Ltd, exploitant d’une unité commerciale au sein du centre, après le rejet de leur appel contre l’autorisation accordée à Aldi Stores (Ireland) Limited. Aldi était une partie à la procédure.

Le juge Humphreys a souligné dans son jugement que le WCSC avait ouvert ses portes au début des années 2000 dans le quartier de Moyross, décrit comme « quelque peu défavorisé » de Limerick. Le plan de développement régional visait explicitement à concentrer les nouveaux développements commerciaux dans les centres urbains, de district et de village existants, lorsque cela était « réalisable et viable ». Un objectif clé était également d’éviter tout impact négatif sur la vitalité et la viabilité des centres commerciaux existants dans le comté et la zone métropolitaine de Limerick Shannon.

Le WCSC, souhaitant préserver sa pérennité, s’est opposé au projet Aldi, qui privilégie généralement un développement autonome. Aldi n’avait pas sollicité le WCSC pour connaître les possibilités d’implantation au sein du centre commercial. Cependant, la direction du WCSC avait informé la commission de planification qu’un espace approprié était disponible pour accueillir un magasin de la taille envisagée par Aldi, si un besoin supplémentaire en surfaces commerciales se manifestait pour la zone.

Le tribunal a donc jugé inexact d’affirmer qu’il n’existait pas d’emplacements appropriés disponibles dans le centre du district pour un magasin de ce type. Les critiques formulées par Aldi à l’égard de la proposition du WCSC, la qualifiant de « fragile », n’étaient pas dénuées de fondement, mais devaient être considérées à la lumière du « manque total d’engagement » d’Aldi avec le WCSC. La proposition du WCSC était présentée comme une « offre d’ouverture ».

En se rangeant du côté d’Aldi, la commission de planification n’a pas fait référence aux objectifs du plan de développement régional et n’a pas explicitement abordé les critères spécifiés dans ce plan, a constaté le juge Humphreys. L’analyse de l’inspecteur de la commission quant à la capacité du WCSC à accueillir le projet était « extrêmement limitée », et ce, avant même de prendre en compte l’absence d’engagement avec le plan de développement. La commission a eu une lecture « sélective » du plan, ne parvenant pas à atteindre l’objectif visé.

Selon le tribunal, il y a eu une erreur juridique dans l’approche adoptée pour déterminer s’il y avait une violation substantielle du plan de développement. Le point de départ pour évaluer une violation substantielle exige que le décideur examine attentivement le texte de la disposition concernée, ce que la commission n’a pas fait.

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