Publié le 31 décembre 2025 18:45:00. Le bouillon d’os, devenu un incontournable des réseaux sociaux et un marché en pleine expansion (estimé à 1,62 milliard d’euros d’ici 2030), suscite l’engouement des sportifs et des amateurs de bien-être. Mais quels sont ses réels bénéfices et ses limites, selon les experts ?
- Le bouillon d’os, pour être réellement bénéfique, doit être préparé à partir d’os de bœuf provenant d’animaux nourris à l’herbe et cuits longuement (au moins 12 heures) pour libérer collagène, chondroïtine et glucosamine.
- Il est reconnu pour ses effets potentiels sur la santé des cartilages, la peau et les ongles, ainsi que sur la perméabilité intestinale.
- Une consommation excessive peut présenter des risques liés à l’accumulation de métaux lourds dans les os, d’où l’importance de la qualité et de la modération (maximum deux portions de 250 ml par semaine).
Le bouillon d’os connaît un véritable regain de popularité. Véritable phénomène viral sur les réseaux sociaux, ce remède ancestral est devenu un secteur économique en forte croissance. Selon les estimations de Fortune Business Insights, le marché mondial devrait atteindre 1,62 milliard d’euros d’ici 2030.
Mais derrière cet engouement, quels sont les réels bénéfices et les limites de cette consommation ? La nutritionniste Valentina Galiazzo, experte reconnue et coordinatrice de la Commission Nutrition de l’Ordre des Biologistes des Pouilles et de la Basilicate, apporte des éclaircissements.
Selon le Dr Galiazzo, la qualité de la préparation est primordiale. Le bouillon d’os doit impérativement être préparé à partir d’os de bœuf issus d’animaux nourris à l’herbe, c’est-à-dire élevés en pâturage. Les os de ces animaux sont en effet plus riches en nutriments que ceux provenant d’élevages intensifs. L’utilisation d’os de poulet, très courante, n’apporte pas d’avantages nutritionnels significatifs. La cuisson doit être longue, au moins 12 heures, afin de permettre la libération du collagène, de la chondroïtine et de la glucosamine dans l’eau. Un autre élément distinctif par rapport au bouillon traditionnel est l’absence de sel et de viande, afin d’éviter un excès de graisses saturées.
Le bouillon d’os est considéré comme un aliment fonctionnel grâce à la présence de trois nutriments clés. Le collagène et la chondroïtine contribuent à la santé du cartilage, avec des bénéfices potentiels sur les douleurs articulaires et l’amélioration de l’apparence de la peau et des ongles. La glucosamine, quant à elle, joue un rôle important dans le revêtement de la muqueuse intestinale, améliorant sa perméabilité et pouvant ainsi être utile en cas de troubles intestinaux et inflammatoires. Le Dr Galiazzo le recommande d’ailleurs particulièrement à ses patients souffrant de ces affections.
Malgré sa popularité, l’efficacité du bouillon d’os pour favoriser la santé intestinale est encore en cours d’évaluation par la science. Les preuves concernant d’autres bénéfices présumés, tels que son rôle dans la fertilité ou la procréation assistée, restent fragiles et sont souvent avancées sans fondement solide. Il est également important de souligner qu’une consommation excessive peut comporter des risques, notamment en raison de la possible présence de métaux lourds – comme le plomb et le cadmium – qui peuvent s’accumuler dans les os des animaux, surtout s’ils ne sont pas élevés selon des normes de qualité rigoureuses.
La médecin conseille donc de ne pas dépasser deux portions hebdomadaires de 250 ml chacune, soit l’équivalent d’un plat creux, afin d’éviter toute surdose potentiellement dangereuse.
La qualité avant tout : bouillon d’os maison ou prêt à l’emploi
La qualité des matières premières est déterminante pour obtenir un bouillon d’os véritablement bénéfique. Il est essentiel de sélectionner des os provenant d’élevages durables et contrôlés, de préférence italiens, où aucun médicament ni aliment artificiel n’est utilisé. Un exemple vertueux est celui de l’Atelier des Comptes à Rho (Milan), une boucherie qui allie tradition familiale et innovation saine depuis plus de soixante ans. C’est ici que l’on produit le célèbre Bouillon Pandiani, né de la collaboration avec un chiropraticien milanais. Sa préparation implique une longue cuisson de 24 heures avec ajout de vinaigre de cidre de pomme et de légumes, sans pasteurisation mais avec conservation sous vide pour préserver intactes les propriétés nutritionnelles.
La boucherie se distingue par sa sélection rigoureuse de viande, privilégiant l’agriculture semi-extensive ou nourrie à l’herbe, et par son attention à la tradition et à la qualité italienne, avec des produits allant de la viande fraîche aux charcuteries et fromages artisanaux. Le bouillon Pandiani, également disponible en ligne, illustre comment il est possible de combiner qualité et commodité pour ceux qui souhaitent intégrer cet aliment à leur alimentation.
