Publié le 24 septembre 2025 18:35:00. Le procureur général a suspendu pour plus d’un an un conseiller municipal de Bogotá, proche des motards, suite à des insultes proférées à l’encontre de policiers lors d’un contrôle routier en février dernier.
- Julián Forero, dit « Fuchi », est suspendu de ses fonctions pour un an et deux mois.
- L’incident s’est produit le 22 février 2024, lors d’un contrôle de police où le conseiller a tenu des propos injurieux envers les forces de l’ordre.
- Le Bureau du Procureur général reproche à M. Forero un manque de respect envers la police et une violation des devoirs d’un fonctionnaire public.
Le conseiller municipal de Bogotá, Julián Forero, surnommé « Fuchi » et connu pour ses liens avec le syndicat des motards, a été suspendu de ses fonctions par le Bureau du Procureur général. La sanction, d’une durée d’un an et deux mois, fait suite à un incident survenu le 22 février 2024 lors d’un contrôle routier.
Selon le Bureau du Procureur général, M. Forero s’est permis de qualifier les policiers présents de « chiens » et de « gamines », des propos jugés particulièrement offensants et constituant une attaque verbale inacceptable. L’instance de contrôle a souligné que, en raison de sa position, le conseiller municipal avait l’obligation de respecter les procédures des autorités et d’agir avec « décorum ».
« Je savais qu’en tant que conseiller de la ville de Bogotá, en tant qu’agent public, je devais traiter avec complaisance, tolérance et décorum les personnes envers lesquelles, en raison de leur investiture et de leur position, elles avaient un devoir de respect »
Jugement de première instance
La décision de suspension précise que M. Forero n’a pas seulement commis un acte répréhensible, mais a également manqué à ses devoirs fondamentaux en tant que fonctionnaire public, en transgressant les principes qui régissent la fonction administrative. Le Bureau du Procureur général estime que l’infraction disciplinaire commise par Julián Forero pourrait être considérée comme grave et intentionnelle.
Cette décision n’est pas définitive et peut faire l’objet d’un appel devant la Chambre de jugement des fonctionnaires élus au suffrage populaire.
Cette affaire intervient dans un contexte de tensions parfois vives entre les autorités et certains groupes de motards à Bogotá.
