Publié le 2025-12-19 23:36:00. La situation humanitaire se détériore à Briceño, dans le nord d’Antioquia, où l’assassinat d’une adolescente par le Clan du Golfe témoigne de la violence extrême qui frappe cette région contrôlée par plusieurs groupes armés illégaux.
- Le Clan du Golfe est accusé d’avoir assassiné une jeune fille de 14 ans, sœur présumée d’un membre d’un groupe dissident des FARC.
- Au moins quatre groupes armés illégaux sont présents à Briceño, s’affrontant pour le contrôle du territoire et des routes de trafic de drogue et d’armes.
- Le Bureau du Défenseur du peuple a émis une alerte concernant la crise humanitaire à Briceño, soulignant le risque élevé pour la population civile.
La municipalité de Briceño, déjà marquée par des décennies de conflit, est le théâtre d’une escalade de la violence impliquant plusieurs groupes armés. Le double homicide survenu récemment a plongé la population dans une anxiété profonde, illustrant la précarité de la situation sécuritaire. Selon les autorités, des hommes armés ont fait irruption dans une maison du quartier Divino Niño et ont ouvert le feu après avoir identifié les occupants comme étant liés au Front 36, un groupe dissident des Forces armées révolutionnaires de Colombie (FARC).
L’attention se porte particulièrement sur le Clan du Golfe, accusé d’avoir ciblé la jeune victime en raison des liens familiaux de celle-ci avec un membre d’un groupe rival. Cette exécution témoigne de la brutalité et du mépris pour la vie humaine qui caractérisent les actions de ces organisations criminelles. Le Bureau du Défenseur du peuple a mis en garde contre un réseau complexe de violence impliquant au moins quatre groupes illégaux qui exploitent la région, notamment par le biais de la culture illicite de plantes destinées à la fabrication de drogues et de l’exploitation minière illégale.
Outre le Clan du Golfe et le Front 36, la guérilla paysanne de Los Cabuyos, formée cette année 2025 suite à une scission du 18e Front dissident des FARC, est également impliquée dans les affrontements. Selon le Bureau du Médiateur, la situation pourrait s’aggraver avec l’adhésion du 18e Front au soi-disant État-major central (Nuevo EMC), un groupe dissident dirigé par le trafiquant de drogue connu sous le nom d’« Iván Mordisco ». Los Cabuyos, qui tire son nom d’un ancien chef rebelle, a établi son centre d’opérations dans le quartier Divino Niño et se livre à des activités d’extorsion contre la population locale. Une carte criminelle de l’Antioquia révèle que 51 structures armées se disputent le contrôle de la région.
Pourquoi Briceño traverse-t-il une crise humanitaire ? En raison de la présence simultanée de plusieurs groupes armés illégaux qui se disputent le contrôle territorial et les économies illicites.
Dissidents du 36e Front, de Los Cabuyos et du Clan del Golfo, entre autres.
Existe-t-il une alerte précoce en vigueur ? Oui. Le Bureau du Médiateur a émis une alerte en raison du risque pour la population civile.
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