Publié le 2024-02-29 14:35:00. Une nouvelle alternative orale à l’Ozempic, l’orforglipron, pourrait simplifier la prise en charge du diabète de type 2 et de l’obésité, en offrant une solution sans injection et potentiellement plus accessible.
- Des essais cliniques ont démontré une perte de poids significative allant jusqu’à 9,6 % avec la dose maximale d’orforglipron.
- Le médicament améliore également le contrôle de la glycémie chez les patients atteints de diabète de type 2.
- L’orforglipron présente un profil de sécurité similaire aux autres médicaments de la classe GLP-1, avec des effets secondaires généralement légers et transitoires.
L’orforglipron, une version orale du sémaglutide (Ozempic), représente une avancée prometteuse pour les millions de personnes atteintes de diabète de type 2 et de troubles liés à l’obésité. Contrairement aux traitements injectables actuels, ce nouveau médicament peut être administré sous forme de comprimé, ce qui pourrait améliorer l’observance thérapeutique et faciliter l’accès aux soins, notamment dans les régions où l’infrastructure médicale est limitée.
Une étude publiée dans la revue The Lancet a évalué l’efficacité et la sécurité de l’orforglipron auprès de près de 1 600 adultes en surpoids ou obèses sur une période de 16 mois. Les participants ont reçu différentes doses du médicament (6 mg, 12 mg ou 36 mg) en complément de modifications de leur mode de vie, tandis qu’un groupe témoin a suivi uniquement des recommandations en matière de santé. Les résultats ont révélé que l’orforglipron induisait une perte de poids dose-dépendante : 2,5 % pour le groupe placebo, 5,1 % avec 6 mg, 7 % avec 12 mg et jusqu’à 9,6 % avec 36 mg, certains patients perdant plus de 15 % de leur poids initial.
Au-delà de la perte de poids, l’orforglipron a démontré une amélioration significative du contrôle de la glycémie à toutes les doses testées, confirmant son potentiel thérapeutique dans la prise en charge du diabète de type 2. Les effets indésirables rapportés étaient généralement légers à modérés, similaires à ceux observés avec les médicaments de la classe GLP-1, tels que nausées, vomissements, constipation et diarrhée. Ces effets étaient généralement transitoires et n’ont pas conduit à l’arrêt du traitement.
L’un des principaux avantages de l’orforglipron réside dans sa voie d’administration orale. Le sémaglutide, par exemple, doit être injecté car il est rapidement dégradé dans l’estomac. L’orforglipron, en revanche, est absorbé par le tube digestif, permettant une administration quotidienne sous forme de comprimé. Cette caractéristique élimine le besoin de conserver le médicament au frais et réduit l’inconfort associé aux injections.
Les chercheurs estiment que l’orforglipron pourrait être approuvé d’ici 2026 et qu’il pourrait être proposé à un coût inférieur à celui des traitements injectables, ce qui élargirait l’accès aux patients qui souhaitent gérer leur poids et leur glycémie de manière pratique et efficace. Des études supplémentaires sont prévues pour comparer directement l’orforglipron aux autres médicaments amaigrissants déjà disponibles sur le marché.
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