Home Monde« Le CPTPP envisage de créer un « nouveau cadre de dialogue » pour lutter contre la coercition économique »

« Le CPTPP envisage de créer un « nouveau cadre de dialogue » pour lutter contre la coercition économique »

by Clara Dubois

Publié le 27 décembre 2025 à 17h01. Face aux tensions commerciales croissantes, les pays membres du Partenariat transpacifique global et progressiste (CPTPP) envisagent de créer un nouveau mécanisme de dialogue pour contrer les mesures économiques coercitives, une initiative menée par le Japon.

  • Les pays du CPTPP souhaitent mettre en place un cadre de discussion pour répondre aux restrictions à l’exportation de matières premières stratégiques et aux hausses unilatérales de droits de douane.
  • Le Japon entend prendre la tête de ces discussions, notamment en raison des préoccupations liées aux pratiques commerciales de la Chine.
  • La Chine a sollicité son adhésion au CPTPP en 2011, mais son admission reste incertaine en raison de ses pratiques économiques.

Les pays membres du Partenariat transpacifique global et progressiste (CPTPP), un accord de libre-échange multilatéral lancé en 2018, se préparent à renforcer leur coopération face aux menaces économiques grandissantes. Lors d’une réunion ministérielle tenue en Australie en novembre dernier, ils ont annoncé leur intention de créer un nouveau cadre de dialogue dédié à la lutte contre les mesures économiques coercitives.

Selon des sources diplomatiques, cette initiative fait suite à une série de tensions commerciales récentes, notamment l’augmentation des droits de douane par les États-Unis et les restrictions imposées par la Chine sur les importations de produits agricoles et marins. Le nouveau cadre de dialogue devrait permettre aux pays membres de partager des informations et de renforcer leurs chaînes d’approvisionnement.

Le gouvernement japonais, conscient des enjeux, entend jouer un rôle moteur dans ces discussions. Il envisage de renforcer sa coopération avec ses alliés, en particulier face aux pratiques commerciales de la Chine. Pékin a déposé sa demande d’adhésion au CPTPP dès 2011, mais sa candidature suscite des inquiétudes au sein de certains pays membres, notamment en raison de l’utilisation potentielle d’éléments de terres rares comme levier diplomatique.

Le CPTPP, initialement connu sous le nom de Partenariat transpacifique (TPP), regroupait initialement des pays de la région Asie-Pacifique. Après le retrait des États-Unis en 2017, sous l’administration de Donald Trump, le Japon et d’autres pays ont pris les rênes pour relancer l’accord sous sa forme actuelle. Il compte aujourd’hui 12 membres, dont le Royaume-Uni (depuis décembre dernier), le Japon, le Canada, l’Australie, la Nouvelle-Zélande, le Mexique, le Chili, la Malaisie, le Vietnam et Singapour.

Dans un contexte mondial marqué par un affaiblissement de l’Organisation mondiale du commerce (OMC) et une priorité accrue accordée aux intérêts nationaux, le CPTPP apparaît comme un bloc économique alternatif majeur. La Corée du Sud envisage également de rejoindre cet accord.

L’adhésion d’un nouveau pays au CPTPP nécessite l’accord unanime de tous les membres actuels.

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