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Le Danemark affirme que l’attaque américaine contre le Groenland signifiera la fin de l’OTAN

Publié le 6 janvier 2026. La Première ministre danoise Mette Frederiksen a averti que toute attaque américaine contre le Groenland entraînerait l'effondrement de l'OTAN, suite à une escalade des tensions autour de l'île arctique et à l'arrestation du…

Le Danemark affirme que l’attaque américaine contre le Groenland signifiera la fin de l’OTAN

Publié le 6 janvier 2026. La Première ministre danoise Mette Frederiksen a averti que toute attaque américaine contre le Groenland entraînerait l’effondrement de l’OTAN, suite à une escalade des tensions autour de l’île arctique et à l’arrestation du président vénézuélien Nicolás Maduro par les forces américaines.

  • Mette Frederiksen estime que les déclarations de Donald Trump concernant le Groenland doivent être prises au sérieux.
  • Le Premier ministre groenlandais Jens Frederik Nielssen a appelé à la cessation de toute pression américaine en faveur de l’annexion de son territoire.
  • Un message publié sur les réseaux sociaux par l’épouse d’un conseiller de Donald Trump suggère une possible annexion du Groenland par les États-Unis.

La tension monte autour du Groenland, territoire autonome au sein du Royaume du Danemark, après que le président américain Donald Trump a exprimé son intérêt pour son acquisition. Selon la Première ministre danoise, Mette Frederiksen, une action militaire américaine contre le Groenland constituerait une ligne rouge, mettant en péril l’ensemble de l’alliance de l’OTAN (Organisation du Traité de l’Atlantique Nord).

« Je pense que le président américain doit être pris au sérieux lorsqu’il dit qu’il veut le Groenland », a déclaré Frederiksen dans une interview à la chaîne danoise TV2, relayée par Bloomberg. Elle a précisé que si les États-Unis décidaient d’attaquer militairement un autre pays membre de l’OTAN, « alors tout prend fin, y compris l’OTAN et, par conséquent, la sécurité établie depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale ».

L’insistance de Donald Trump à prendre le contrôle du Groenland, officiellement justifiée par des préoccupations de sécurité, intervient après l’opération américaine au Venezuela ce week-end, au cours de laquelle le président Nicolás Maduro a été arrêté. Copenhague s’est dite préoccupée par cette attitude, selon la même source.

Le président Trump a affirmé que le contrôle du Groenland était essentiel à la sécurité des États-Unis et a laissé entendre qu’une décision serait prise dans les deux prochains mois, lors d’une conversation avec des journalistes à bord de son avion présidentiel : « Nous nous inquiéterons du Groenland dans environ deux mois », a-t-il déclaré.

Le Premier ministre groenlandais, Jens Frederik Nielssen, a réagi fermement à ces pressions. Dimanche soir, il a appelé le président américain à cesser ses tentatives d’annexion. Sur les réseaux sociaux, il a déclaré : « Assez ! (…) Plus de pression. Plus d’insinuations. Plus de fantasmes d’annexion. Nous sommes ouverts au dialogue. Nous sommes ouverts aux discussions. Mais cela doit se faire par les canaux appropriés et conformément au droit international. »

L’atmosphère s’est encore envenimée après la publication, quelques heures après l’arrestation de Maduro, d’une image sur le réseau social X (anciennement Twitter) par Katie Miller, épouse de Stephen Miller, chef de cabinet adjoint de Donald Trump. L’image montrait le Groenland recouvert du drapeau américain, accompagnée de la légende « Soon » (bientôt). Voir le tweet

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À propos de l’auteur: Clara Dubois

Clara Dubois suit l’actualité internationale, les affaires diplomatiques et les grands équilibres géopolitiques. Son travail met l’accent sur le contexte, les faits vérifiables et les conséquences concrètes des événements mondiaux.