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Le DHS interdit l’IA DeepSeek aux agences civiles fédérales US

Le Département de la sécurité intérieure des États-Unis a ordonné le retrait des produits DeepSeek des systèmes informatiques des agences civiles américaines.

Le DHS interdit l'IA DeepSeek aux agences civiles fédérales US

Le Département de la sécurité intérieure des États-Unis a ordonné le retrait des produits DeepSeek des systèmes informatiques des agences civiles américaines. Il invoque des risques de transfert de données vers la Chine et de fuite de renseignements, selon une notification publiée lundi.

Le Département de la sécurité intérieure bannit DeepSeek des agences civiles

Le gouvernement américain a officiellement interdit à ses services civils d’acquérir et d’utiliser les modèles d’intelligence artificielle de l’entreprise chinoise DeepSeek.

Cette directive émane du ministère de la Sécurité intérieure, connu.

Ce ministère est connu sous le sigle DHS. Il détient l’autorité sur les administrations civiles fédérales sans toutefois l’exercer sur l’armée ou sur les services de renseignement nationaux.

La page de l'application pour téléphone intelligent DeepSeek s'affiche sur l'écran d'un téléphone intelligent à Pékin, le 28
Photo : noovo.info

Sollicité par l’Agence France-Presse, le ministère américain de la Défense n’a pas donné suite à la demande de commentaire.

En janvier 2025, la marine américaine avait déjà banni l’utilisation de l’outil en interne au sein de ses services.

Washington cible les risques de sécurité face à l’industrie chinoise

Dans sa notification, le DHS indique que les modèles de DeepSeek présentent de multiples vecteurs de menace. L’administration s’inquiète du fait que l’utilisation de ces technologies par des employés ou des prestataires fédéraux pourrait entraîner le transfert de données sensibles vers la République populaire de Chine.

Les autorités signalent que les outils pourraient générer des renseignements exploitables sur des personnes ou des agences américaines, ou contenir des logiciels malveillants.

Plusieurs agences et États fédérés avaient précédé ce mouvement. Le Département du Commerce et la Marine avaient restreint l’usage des logiciels, tandis que les États de New York, du Tennessee et de Virginie avaient pris des mesures comparables sur leurs réseaux. Cette décision s’inscrit dans une série d’actions menées par l’administration de Donald Trump pour sévir contre l’industrie technologique chinoise.

Les accusations de distillation de modèles et l’élargissement des sanctions

DeepSeek fait l’objet de critiques répétées de la part de ses concurrents américains et de l’administration américaine, qui l’accusent de pillage technologique.

Des entreprises comme OpenAI et Anthropic ont reproché au développeur chinois d’utiliser un procédé dit de distillation, consistant à soumettre une intelligence artificielle à un volume massif de requêtes pour analyser ses réponses et imiter son architecture.

Le gouvernement américain avait déjà exposé ces méthodes en septembre dans un document conjoint de la CISA, de la NSA et du FBI détaillant comment les acteurs chinois détournent les modèles occidentaux de pointe.

L’effort de restriction ne se limite pas à cette interdiction interne.

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À propos de l’auteur: Thomas Caron

Thomas Caron couvre les technologies, les sciences, l’intelligence artificielle et l’innovation. Il explique les nouveautés sans jargon inutile et distingue les annonces spectaculaires des avancées réellement établies.