Les récentes déclarations de Rahul Gandhi, chef du Congrès, lors d’une conférence en Colombie ont déclenché une vive polémique en Inde. Accusant le gouvernement indien de mener une « attaque en gros contre la démocratie », il a suscité l’indignation du parti Bharatiya Janata (BJP) au pouvoir.
S’exprimant devant un public d’étudiants et de professeurs à l’Université EIA, Rahul Gandhi a dénoncé ce qu’il considère comme une « attaque systématique contre les institutions démocratiques » en Inde. Il a également critiqué des politiques économiques telles que la démonétisation et la Taxe sur les biens et services (TPS), estimant qu’elles avaient fragilisé les petites et moyennes entreprises.
Selon M. Gandhi, l’idéologie du Rashtriya Swayamsevak Sangh (RSS) et du BJP est fondée sur la « lâcheté », créant un climat de peur au sein du pays. Ses propos, tenus dans le cadre d’une conférence internationale sur la démocratie mondiale, ont rapidement fait écho dans le paysage politique indien.
La réaction du BJP n’a pas tardé. Nishikant Dubey, député du BJP, a qualifié Rahul Gandhi de « chef de propagande » et a même réclamé la confiscation de son passeport diplomatique. Les dirigeants du BJP ont dénoncé des déclarations qu’ils jugent « sans fondement » et assimilées à une « diffamation de l’Inde sur la scène internationale ».
Cette controverse s’inscrit dans une série d’incidents similaires, où les interventions de Rahul Gandhi à l’étranger – notamment aux États-Unis et au Royaume-Uni – ont été accusées d’internationaliser les débats politiques intérieurs.
