Publié le 12 décembre 2023 10:15. Le Département de la protection sociale et du développement (DSWD) des Philippines a déposé des plaintes pour corruption contre des responsables locaux de la ville d’Iloilo, accusés d’avoir détourné une partie de l’aide financière destinée aux populations vulnérables.
- Le DSWD a déposé 11 plaintes pénales et administratives auprès du Bureau du Médiateur.
- Les accusations portent sur le détournement de 8 000 pesos philippins (environ 140 €) par des responsables locaux sur l’aide financière de 10 000 pesos (environ 175 €) allouée aux bénéficiaires.
- Les infractions présumées incluent la violation de lois anti-corruption et de codes de conduite pour les fonctionnaires.
Manille, Philippines – Des accusations de corruption impliquant des responsables locaux de la ville d’Iloilo ont conduit le Département de la protection sociale et du développement (DSWD) à saisir le Bureau du Médiateur. Le secrétaire à la protection sociale, Rex Gatchalian, a annoncé le dépôt de onze plaintes, à la fois pénales et administratives, visant des présidents de barangay (unités administratives locales), des membres de conseil (kagawads), des trésoriers et d’autres fonctionnaires.
Selon le DSWD, quatorze personnes ont porté plainte, témoignant de pratiques frauduleuses lors de la distribution de l’Assistance aux personnes en situation de crise (AICS). Les plaignants affirment que certains responsables locaux se sont illégalement appropriés 8 000 pesos philippins (environ 140 €) sur les 10 000 pesos (environ 175 €) alloués aux bénéficiaires le 11 novembre dernier, ne leur laissant que 2 000 pesos (environ 35 €).
« Il y a des cas bien pires, littéralement, nos bénéficiaires ont été harcelés. J’espère donc que cela envoie un signal fort. »
Rex Gatchalian, secrétaire à la protection sociale
Gatchalian a précisé que les responsables locaux auraient contraint les bénéficiaires à leur remettre un pourcentage de l’aide financière après le versement initial. Les accusations s’appuient sur la violation de la Loi de la République n° 3019, également connue sous le nom de loi anti-greffe et corruption, ainsi que de la Loi de la République n° 6713, qui établit le code de conduite et les normes éthiques pour les agents publics. Ces actes sont également considérés comme une faute grave.
Le Bureau du Médiateur, en tant qu’organe quasi judiciaire, est habilité à enquêter sur les plaintes administratives et à imposer des sanctions allant de la suspension au licenciement. Concernant les plaintes pénales, le Médiateur mènera une enquête préliminaire avant de décider de poursuivre ou non les accusés devant les tribunaux. La décision finale et les éventuelles sanctions reviendront aux tribunaux compétents.
– Rappler.com