Publié le 29 septembre 2025 à 21h20. Le géant du jeu vidéo Electronic Arts (EA), créateur de franchises mondialement connues comme FIFA et Les Sims, a été racheté pour 55 milliards de dollars (environ 50,7 milliards d’euros) par un consortium mené par le Fonds d’investissement public (PIF) d’Arabie saoudite, en partenariat avec Silver Lake et Affinity Partners Fund.
- Le PIF acquiert 100 % des parts d’EA pour 210 dollars par action, représentant une prime de 25 % par rapport au cours de clôture du 25 septembre 2025.
- Cette acquisition s’inscrit dans la stratégie de diversification économique de l’Arabie saoudite au-delà du pétrole, avec des investissements croissants dans le secteur du divertissement numérique.
- L’opération pourrait avoir des implications sur les partenariats sportifs d’EA, notamment son sponsoring de la Liga espagnole.
L’acquisition d’Electronic Arts marque un tournant majeur dans l’industrie du jeu vidéo. Le consortium acheteur, emmené par le Fonds d’investissement public (PIF) d’Arabie saoudite, a déboursé 55 milliards de dollars (environ 50,7 milliards d’euros) pour s’emparer de l’un des plus grands développeurs de jeux au monde. Les actionnaires d’EA recevront 210 dollars par action, une prime significative de 25 % par rapport au prix de clôture du 25 septembre 2025, qui s’élevait à 168,32 dollars. Cette offre dépasse également le record historique de 179,01 dollars enregistré le 14 août 2025, témoignant de l’attrait stratégique de la société.
Andrew Wilson, président et directeur général d’Electronic Arts, s’est félicité de cette transaction, la qualifiant de « reconnaissance exceptionnelle du travail remarquable de leurs équipes créatives, qui ont offert des expériences extraordinaires à des centaines de millions de fans et créé certaines des licences les plus emblématiques au monde ».
Turqi Al Nowaiser, vice-gouverneur et directeur des investissements internationaux du PIF, a souligné que le fonds « occupe une position privilégiée dans les secteurs mondiaux du jeu vidéo et de l’e-sport ». Cette acquisition renforce la présence du PIF dans ce secteur en pleine croissance, où il a déjà investi dans des entreprises telles qu’Activision Blizzard et Nintendo.
L’opération s’inscrit dans une stratégie plus large de l’Arabie saoudite visant à diversifier son économie et à réduire sa dépendance au pétrole. Le pays a multiplié les investissements dans des secteurs tels que le sport et le divertissement, cherchant à devenir un acteur majeur sur la scène internationale.
L’acquisition d’EA pourrait également avoir des répercussions sur les partenariats sportifs de l’entreprise. EA Sports est notamment le sponsor principal de la Liga espagnole depuis la saison 2023-2024, dans le cadre d’un accord évalué à 30 millions d’euros par an. Le nouveau propriétaire devra évaluer l’impact de ce partenariat et décider s’il souhaite le maintenir ou le renégocier.
Au-delà de la Liga, EA entretient des relations étroites avec de nombreuses ligues et organisations sportives de premier plan, notamment l’UEFA, la Premier League anglaise, la Ligue 1 française, la Bundesliga allemande, la Serie A italienne, la NFL (football américain), la NHL (hockey sur glace) et la NBA (basketball). Le vaste réseau d’alliances d’EA, combiné au succès de sa nouvelle franchise EA FC (qui a dépassé les 100 millions d’unités vendues), en fait un acteur incontournable du divertissement sportif mondial.
Le fonds Silver Lake, également partie prenante dans l’acquisition, a déjà démontré son intérêt pour le sport en investissant dans les ligues professionnelles australiennes (APL) et dans les droits de la marque All Blacks de la Fédération néo-zélandaise de rugby, ce qui témoigne de l’expertise du consortium dans ce domaine.
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Il est à noter que cette méga-transaction intervient malgré une légère baisse des bénéfices d’EA au premier trimestre 2025, avec un résultat net de 201 millions de dollars, en recul de 28,21 % par rapport aux 280 millions de dollars enregistrés à la même période l’année précédente. Cette situation n’a cependant pas dissuadé les acheteurs, qui semblent convaincus du potentiel à long terme de l’entreprise et de ses propriétés intellectuelles.
