Le gouvernement fédéral canadien a reporté à 2029 l’entrée en vigueur de normes d’émissions plus strictes pour les véhicules particuliers. Annoncée le 21 octobre 2026 par le premier ministre Mark Carney et le premier ministre ontarien Doug Ford, cette décision vise à soutenir l’industrie automobile face aux droits de douane américains.
Le gouvernement canadien reporte l’entrée en vigueur des normes d’émissions à 2029
Le gouvernement fédéral canadien a reporté à 2029 l'entrée en vigueur de normes d'émissions plus strictes pour les véhicules particuliers.
Ottawa gèle les normes d’émissions jusqu’en 2029
Le Canada maintient ses normes d’émissions d’échappement au niveau de 2026 jusqu’en 2029, selon une annonce conjointe du premier ministre fédéral Mark Carney et du premier ministre de l’Ontario, Doug Ford.
Cette mesure gèle les exigences de CO2 applicables aux voitures particulières et aux utilitaires légers neufs pour une durée de trois ans.
Concrètement, les flottes de véhicules neufs devront respecter une moyenne de 107 grammes de CO2 par kilomètre.
Le durcissement progressif de la réglementation ne reprendra qu’à partir de l’année-modèle 2030.
Les consultations sur ces nouvelles mesures réglementaires ne débuteront pas avant le début de 2027.
La stratégie automobile change face aux États-Unis
Ce nouveau calendrier marque un recul par rapport au plan initial présenté en février 2026, qui prévoyait de doubler la sévérité des limites d’émissions d’échappement dès 2027 pour les modèles des années 2027 à 2032.

Le pays conserve toutefois un objectif non obligatoire de 75 % de ventes de véhicules électriques en 2035 et de 90 % en 2040.
Selon Brian Kingston, directeur de l’Association canadienne des constructeurs automobiles, ce report offre une marge de manœuvre indispensable pour observer l’évolution de la politique américaine.
L’industrie automobile canadienne subit les répercussions des droits de douane imposés par l’administration de Donald Trump. Elle dépend étroitement du marché des États-Unis, où les exportations ont reculé de plus de 10 %.
Nick Murray relève l’impact direct des nouvelles barrières douanières sur le secteur, tandis que les sources ne mentionnent pas Joanna Kyriazis ni son groupe de réflexion.
Les groupes environnementaux critiquent les mesures financières
Ottawa et l’Ontario ont dévoilé un train de mesures financières incluant 2,5 milliards de dollars canadiens d’investissements sur deux ans pour moderniser les usines et préparer la production de véhicules connectés et électriques.

Cette injection de fonds suscite des critiques acerbes de la part des organisations environnementales.
L’organisme Équiterre dénonce une mesure. Celle-ci récompense les retards des fabricants traditionnels en matière d’électrification.
L’organisation s’appuie notamment sur un sondage Léger-Équiterre indiquant que 43 % des Canadiens se disent défavorables à l’abandon des politiques d’électrification pour contrer la guerre commerciale, contre 32 % qui y sont favorables.
Blandine Sebileau travaille comme analyste en mobilité durable au sein de l’organisation.
Blandine Sebileau affirme que le gouvernement fédéral condamne les citoyens à payer le prix fort sur les routes pour protéger les profits des géants de l’auto sous couvert de pragmatisme commercial.
De son côté, le Pembina Institute estime que le maintien de l’objectif de 75 % de ventes électriques en 2035 sera extrêmement difficile à atteindre, les émissions moyennes des flottes devant chuter de 107 à 46 grammes de CO2 par kilomètre d’ici là.