Publié le 14 novembre 2025. Face à une recrudescence inédite d’attaques d’ours, le gouvernement japonais a annoncé un plan d’urgence comprenant l’abattage ciblé des animaux sauvages et un renforcement des mesures de prévention dans les zones habitées.
- Le gouvernement japonais va augmenter les subventions aux collectivités locales pour renforcer la lutte contre les ours.
- Des policiers armés et d’anciens membres des Forces d’autodéfense seront mobilisés pour éliminer les ours jugés dangereux.
- À moyen terme, des « chasseurs gouvernementaux » seront formés et habilités à abattre les ours.
Le Japon est confronté à une crise sans précédent en matière d’attaques d’ours. Fin octobre, le nombre de décès liés à ces incidents s’élevait à un record de 12 pour l’année fiscale 2025, tandis que le nombre de blessés atteignait un niveau comparable à celui de 2023. Cette situation alarmante a conduit le gouvernement à prendre des mesures exceptionnelles.
Lors d’une réunion ministérielle tenue vendredi au bureau du Premier ministre à Tokyo, un ensemble de mesures d’urgence a été adopté. Le plan prévoit notamment une augmentation significative des subventions fiscales allouées aux gouvernements locaux. Ces fonds supplémentaires doivent permettre de renforcer les efforts de prévention, en augmentant les primes à la capture pour les chasseurs, en acquérant davantage de pièges et en installant des clôtures de protection autour des zones résidentielles.
En outre, le gouvernement envisage de créer, à moyen terme, une nouvelle catégorie de fonctionnaires locaux, les « chasseurs gouvernementaux ». Ces agents, titulaires d’un permis de chasse, seront spécifiquement chargés d’abattre les ours considérés comme une menace pour la population.
Le secrétaire en chef du Cabinet, Kihara Minoru, a demandé aux ministres concernés de présenter, avant la fin de l’année fiscale 2025, une feuille de route détaillée avec des objectifs chiffrés de chasse à l’ours, adaptés à chaque région du pays.
« Nous allons contenir la population d’ours, qui a augmenté de manière excessive, pour parvenir à une ségrégation de l’habitat »
Ishihara Hirotaka, ministre de l’Environnement
L’objectif affiché par le gouvernement est de réduire la présence des ours dans les zones habitées et de prévenir de nouvelles attaques. La situation reste néanmoins préoccupante, et les autorités appellent à la vigilance de la population.
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