La favoritisme financier au sein des familles provoque des tensions durables entre frères et sœurs, selon les experts en médiation familiale et les services de conseil. Les disparités d’aide parentale, qu’il s’agisse de soutien pour un premier achat immobilier ou de dépenses quotidiennes, ravivent souvent des rancœurs enracinées dès l’enfance et menacent les liens fraternels à l’âge adulte.
Dre Fenia Christodoulidi et les conseils Relate
Selon la Dre Fenia Christodoulidi, conseillère auprès de Relate, les frères et sœurs ont tendance à interpréter les différences de soutien comme des marques de favoritisme, d’amour inégal ou d’un manque de reconnaissance. Lorsque les parents appliquent des traitements différenciés sans en expliquer clairement les raisons pratiques — telles qu’un salaire nettement inférieur, une maladie ou la flambée des prix de l’immobilier —, cela laisse un vide propice aux malentendus et au ressentiment.
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John et son frère cadet
John, un homme de 47 ans dont l’identité a été modifiée par les sources, en témoigne. Considéré comme l’enfant le plus studieux, il a toujours été incité à voler de ses propres ailes sur le plan financier. À l’inverse, son frère cadet, âgé de 42 ans, a connu des difficultés pour s’installer et a reçu un accompagnement plus protecteur.
Récemment, les parents ont refusé de prêter 10 000 £ à John pour l’aider à constituer un apport immobilier à la suite d’une séparation, alors même que cette somme était well within their financial grasp
, selon ses dires. Auparavant, ses parents avaient pourtant financé l’achat immobilier de son frère et subventionné ses frais de subsistance.
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Ellis et Tasha dans le secteur financier à Londres
Pour apaiser ces tensions, la communication demeure un levier essentiel. Toujours selon la Dre Christodoulidi, des discussions franches concernant les attentes et les motivations derrière chaque décision financière permettent de désamorcer les rancœurs. Néanmoins, toutes les familles ne parviennent pas à instaurer ce dialogue.
John déplore un tabou persistant au sein de son propre foyer : Talking about money is verboten in my family
, explique-t-il, ajoutant que toute tentative d’exprimer son ressenti se heurte à l’évitement de ses parents.

D’autres familles gèrent ces disparités avec davantage de sérénité. C’est le cas d’Ellis, âgée de 26 ans et employée dans le secteur financier à Londres, qui confie à la BBC avoir bénéficié avec ses frères et sœurs de different levels of support at different times
sans que cela ne pose le moindre problème. Sa collègue Tasha, âgée de 33 ans et benjamine d’une fratrie de sept, observe toutefois que ses propres frères et sœurs se sont déjà brouillés à cause d’un favoritisme perçu, bien qu’elle estime que ses parents les traitent tous de manière équitable. Sometimes people get a bit uncertain or jealous and that’s quite normal
, commente-t-elle. Sometimes people stop talking for a bit or go to process what they are feeling, and they come back together and they just hash it out.
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Claire Webb et l’organisme Family Solutions Now
Lorsque le dialogue est rompu, ces ressentis historiques refont surface lors du règlement des successions. Claire Webb, avocate et médiatrice au sein de l’organisme Family Solutions Now, accompagne régulièrement des fratries en conflit au sujet d’héritages et de questions financières.

Pour parer à ces litiges, la médiatrice souligne la nécessité pour les parents de clarifier leurs intentions de leur vivant. En cas de rupture avérée entre frères et sœurs, elle recommande de privilégier la médiation avant d’engager toute action en justice. Les données du terrain montrent que le recours à un professionnel permet, dans la majorité des cas, de renouer le dialogue : Most of the time there is a deep-down family bond – and if you can crack what started the problem they often find a way through
, conclut-elle.