Publié le 31 octobre 2023 à 17h30. La reprise des échanges de corps d’otages et de prisonniers entre Israël et le Hamas, négociée en vue d’une trêve, est entachée de tensions et de retards, tandis que les craintes d’une nouvelle escalade du conflit persistent à Gaza.
- Israël a reçu les dépouilles de 15 otages décédés en échange de 360 prisonniers palestiniens libérés.
- Le Hamas accuse Israël de ralentir la remise des corps des otages restants, tandis qu’Israël reproche au Hamas des lenteurs similaires.
- Les familles des otages décédés craignent de ne jamais pouvoir récupérer les restes de leurs proches, tandis que des milliers de Palestiniens sont portés disparus sous les décombres de Gaza.
Les négociations pour un cessez-le-feu à Gaza sont compliquées par le différend concernant la restitution des corps des otages. Dans le cadre de l’accord, le Hamas a libéré tous les otages encore vivants en échange de près de 2 000 prisonniers palestiniens et de détenus de guerre, tandis qu’Israël a retiré ses troupes, suspendu son offensive et augmenté son aide à l’enclave.
Israël affirme que le Hamas tarde à rendre les corps des otages encore présents à Gaza. Le Hamas rétorque qu’il faut du temps pour localiser et récupérer tous les restes.
Les familles de certains otages décédés expriment leur désespoir face à la possibilité de ne jamais pouvoir organiser des funérailles dignes pour leurs proches et craignent que leurs restes ne soient perdus à jamais sous les ruines de Gaza.
Parallèlement, des milliers de Palestiniens sont toujours portés disparus au milieu des destructions massives à Gaza.
Le ministère de la Santé de Gaza a indiqué que 104 personnes ont été tuées lors de frappes aériennes israéliennes entre mardi et mercredi, dont 46 enfants et 20 femmes. L’armée israélienne a affirmé avoir mené des frappes « précises » contre des « infrastructures terroristes » qui constituaient une menace pour ses troupes.
Des témoins à Khan Younis, dans le sud de Gaza, ont rapporté dix frappes aériennes israéliennes. Des tirs de chars ont également été entendus à l’est de la ville de Gaza, dans le nord de l’enclave, avant l’aube. Aucune victime n’a été signalée dans ces zones.
« Nous avons peur qu’une autre guerre éclate, parce que nous ne voulons pas d’une guerre. Nous avons subi deux ans de déplacement »
Fathi Al-Najjar, habitant de Khan Younis
Dans le campement de tentes où M. Najjar s’est exprimé, des enfants remplissaient des bouteilles en plastique avec de l’eau provenant de récipients métalliques, tandis que des femmes cuisinaient dans des fours à bois en argile. La guerre a déplacé la majorité des plus de deux millions d’habitants de Gaza, souvent à plusieurs reprises. Beaucoup craignent d’être à nouveau déplacés dans un avenir proche et hésitent à retourner dans leurs foyers.
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