Les électeurs du Texas ont validé une modification constitutionnelle visant à interdire le vote aux non-citoyens, tandis qu’au Maine, une proposition renforçant les restrictions sur le vote a été rejetée, illustrant des approches divergentes sur les questions d’accès au vote à travers les États-Unis.
À retenir
- Le Texas a approuvé un amendement constitutionnel interdisant explicitement le vote aux non-citoyens, une pratique déjà illégale.
- Les électeurs du Maine ont rejeté une proposition controversée qui aurait imposé une pièce d’identité avec photo, limité le vote par correspondance et réduit les possibilités de dépôt des bulletins.
- Ces votes interviennent dans un contexte de pressions nationales, notamment de la part de l’ancien président Trump et des républicains, pour durcir les règles électorales.
Contexte
Au Texas, l’amendement constitutionnel adopté par les électeurs ajoute les « personnes qui ne sont pas citoyens des États-Unis » à la liste de ceux qui ne peuvent pas voter. Bien que le vote des non-citoyens soit déjà illégal au niveau fédéral et au Texas, les partisans de cette mesure estiment qu’elle renforce la clarté de la loi et rend plus difficile toute contestation future. Treize autres États ont déjà tenté d’adopter des mesures similaires ces dernières années.
Au Maine, la proposition défaite aurait introduit une exigence de pièce d’identité avec photo pour voter, limité l’utilisation des boîtes de dépôt pour les bulletins de vote, et mis fin au statut d’électeur absent pour les personnes âgées et handicapées. Elle aurait également supprimé deux jours de vote par correspondance et interdit les demandes de vote par correspondance par téléphone ou par des membres de la famille.
Ces initiatives s’inscrivent dans un débat national sur l’intégrité des élections, alimenté par les allégations de fraude électorale infondées et les efforts républicains pour restreindre l’accès au vote.
Ce qui change
L’amendement constitutionnel du Texas entrera en vigueur immédiatement, bien que son impact pratique soit limité étant donné que le vote des non-citoyens est déjà illégal. Au Maine, le rejet de la proposition signifie que le système de vote actuel restera en place, avec la possibilité de voter par correspondance et l’utilisation des boîtes de dépôt.
La gouverneure du Maine, Janet Mills, s’était fermement opposée à la proposition, la qualifiant d’« attaque contre le droit de vote ». Elle avait déclaré : « Que vous votiez en personne ou par correspondance, vous pouvez être sûr que votre vote sera compté équitablement. Mais ce droit fondamental de voter est attaqué par la question 1. »
Ken Martin, président du Comité national démocrate, a salué la défaite de la proposition au Maine, affirmant qu’elle aurait « mis fin au vote par correspondance tel que nous le connaissons, diluant davantage les droits de vote des personnes handicapées, des personnes âgées et des travailleurs du Maine qui ne peuvent pas prendre un jour de congé pour voter. »
Prochaines étapes
Les républicains nationaux devraient continuer à faire pression pour de nouvelles restrictions de vote dans d’autres États l’année prochaine. Au Maine, une enquête est en cours concernant la découverte de dizaines de bulletins de vote anonymes dans la commande Amazon d’une femme, avec l’aide du FBI et d’autres autorités de l’État.
Chiffres clés
| Indicateur | Valeur |
|---|---|
| Nombre d’États ayant tenté des initiatives similaires sur le vote pour la citoyenneté | 13 |
Sources
Associated Press (AP)