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Le marché se termine en novembre sur un gémissement alors que Dovish Glow remplace AI Panic

Les marchés financiers ont clôturé le mois de novembre sur une note étonnamment calme, contrastant fortement avec les tensions qui ont marqué les dernières semaines. Un manque général de liquidités et l'attente du retour des investisseurs américains après…

Le marché se termine en novembre sur un gémissement alors que Dovish Glow remplace AI Panic

Les marchés financiers ont clôturé le mois de novembre sur une note étonnamment calme, contrastant fortement avec les tensions qui ont marqué les dernières semaines. Un manque général de liquidités et l’attente du retour des investisseurs américains après les vacances de Thanksgiving ont contribué à une inertie notable, malgré les signaux mitigés émanant des banques centrales et les développements géopolitiques.

La semaine a été marquée par une révision des prévisions économiques, l’Union européenne enregistrant sa plus forte baisse hebdomadaire depuis quatre mois tandis que les actions ont connu une légère progression, plus par soulagement que par euphorie. Cette tendance reflète une certaine hésitation des investisseurs à prendre des positions fortes en fin de mois, alors que la conjoncture macroéconomique reste incertaine.

L’apaisement de la politique monétaire américaine a joué un rôle clé dans ce revirement. Les anticipations d’une baisse des taux d’intérêt par la Réserve fédérale ont bondi, passant de 39 % à 85 % en une semaine, suite à des déclarations suggérant une plus grande flexibilité. Cette perspective a ravivé l’appétit pour le risque, compensant les craintes initiales concernant un éventuel ralentissement du supercycle de l’intelligence artificielle.

Sur le marché des changes, la situation est restée stable, avec une faible volatilité et un appétit limité pour prendre des risques avant le retour des volumes de transactions américains lundi. Le dollar américain, bien que légèrement surévalué selon les modèles à court terme, a évolué sans direction claire, avec des perspectives de retour vers la zone de 99,00 (environ 107,80 euros) à mesure qu’il se rapproche des prix initiaux.

Un facteur susceptible de modifier cette dynamique est l’évolution des négociations entre la Russie et l’Ukraine. Les récentes déclarations du président Poutine, évoquant la possibilité d’un accord basé sur le projet de Genève, et la confirmation d’une visite prochaine de l’envoyé américain Steve Witkoff à Moscou ont suscité l’intérêt des traders. Tout progrès significatif sur le front diplomatique pourrait affaiblir le dollar et soutenir les monnaies européennes à fort coefficient bêta.

L’euro bénéficie actuellement de ce contexte favorable, soutenu par les signaux accommodants de la Réserve fédérale et les espoirs d’une désescalade en Europe de l’Est. Les analystes restent optimistes quant à l’évolution de la paire EUR/USD d’ici la fin de l’année, estimant que l’euro pourrait être stimulé soit par une confirmation de la baisse des taux d’intérêt par la Fed en décembre, soit par une percée diplomatique.

À ce stade, le marché attend de voir. La liquidité est faible, les positions sont figées, et il est peu probable que des mouvements significatifs se produisent avant le retour des investisseurs américains. Le mois de novembre se termine donc sur une note de calme, après avoir flirté avec la panique et simulé une crise, pour finalement se résoudre dans une atmosphère plus douce et conciliante.

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À propos de l’auteur: Amélie Bernard

Amélie Bernard traite l’économie, les entreprises, les marchés et les transformations du travail. Son approche relie les chiffres, les décisions publiques et leurs effets dans la vie quotidienne.