Une anomalie informatique sur la plateforme Arrima a entraîné l’envoi erroné d’avis de fermeture de dossiers à des centaines de candidats à l’immigration. Le ministère assure que les dossiers seront corrigés et demande aux personnes touchées d’ignorer ces courriels automatiques.
L’erreur informatique dans le portail Arrima sème l’angoisse
Des centaines de candidats à l’immigration ont vécu un week-end d’anxiété après avoir reçu des communications officielles leur annonçant que leur dossier d’inscription au programme de sélection des travailleurs qualifiés (PSTQ) avait expiré et qu’il était définitivement clos.
Arnaud Gauthier, un ressortissant d’origine française qui prépare sa soumission avant l’échéance du 23 novembre 2026, s’est retrouvé sans accès à son dossier dès le samedi matin. Le portail gouvernemental lui indiquait qu’il avait raté les délais impartis. Un scénario identique a frappé José Israël Salieron Maciel, établi à Lévis, qui a découvert la modification soudaine de son statut en consultant sa session sur la plateforme en ligne gouvernementale Arrima.

Rapidement, les groupes de discussion en ligne se sont emplis de messages de candidats désorientés partageant des captures d’écran de ces avis contradictoires. Certains avaient reçu au préalable un simple rappel d’échéance, suivi rapidement d’une lettre de fermeture.
La réaction du ministère de l’Immigration et des juristes
Interpellé par les médias, le ministère de l’Immigration, de la Francisation et de l’Intégration (MIFI) a confirmé qu’une anomalie technique s’était produite. Ce bogue a provoqué l’expédition le 10 octobre de ces notifications erronées à exactement 746 personnes touchées par la situation.
Le MIFI a affirmé par courriel se montrer très sensible aux préoccupations suscitées par cet incident. Les équipes techniques assurent être pleinement mobilisées pour rétablir les dossiers valides. Les candidats concernés recevront une nouvelle communication rectificative directement dans leur espace personnel, sans avoir à recommencer leurs démarches.
Plusieurs spécialistes en droit de l’immigration ont réagi vivement à cet incident survenu en fin de semaine. L’avocat Maxime Lapointe qualifie l’épisode de paniquant et évoque une détresse psychologique importante pour des personnes vivant déjà sous pression. De son côté, Me Soraya Blouin, vice-présidente pour le volet économique à l’Association québécoise des avocats et avocates en droit de l’immigration (AQAADI), déplore le manque d’explications initiales du MIFI, qui a laissé planer le doute quant à un lien éventuel avec le récent changement gouvernemental.
Les recommandations pour les dossiers du programme de sélection
Du côté des praticiens, l’avocat Oskar Muszynski invite les usagers à conserver des copies de sauvegarde de tous les messages reçus ainsi que les preuves de leur statut. Bien que le service d’assistance soit submergé d’appels et de courriels depuis le samedi matin, les professionnels se veulent rassurants quant à la résolution technique de la panne, rappelant que des incidents similaires s’étaient déjà produits par le passé, notamment lors de la réouverture du Programme de l’expérience québécoise (PEQ) en juillet.