Publié le 24 septembre 2025 08:15:00. Des contrôles qualité effectués par le ministère irlandais de l’Agriculture, de l’Alimentation et de la Marine ont révélé des anomalies dans une faible proportion d’engrais, suscitant des investigations et des interrogations sur la conformité des produits.
- Environ 4,3 % des engrais à base d’urée protégée et 1,8 % de l’ensemble des engrais testés présentent des non-conformités.
- Le ministère irlandais effectue des prélèvements et des analyses régulières pour garantir le respect des réglementations européennes et nationales.
- Plus de 1 000 échantillons d’aliments pour animaux ont également été analysés, avec un faible taux de non-conformité (0,005 %).
Des inspections récentes menées par le ministère irlandais de l’Agriculture, de l’Alimentation et de la Marine (DAFM) ont mis en évidence des carences dans un petit pourcentage d’engrais commercialisés. Plus précisément, 4,3 % des engrais à base d’urée protégée et 1,8 % de l’ensemble des engrais testés ne respectent pas les normes établies. Ces résultats ont conduit à l’ouverture d’enquêtes pour déterminer les causes de ces anomalies et s’assurer de la conformité des produits.
Le ministre de l’Agriculture, Martin Heydon, a précisé que son département réalise des prélèvements et des analyses sur les engrais afin de vérifier qu’ils sont conformes à la législation européenne et irlandaise. Les tests sur l’urée protégée, notamment, consistent à mesurer la teneur en inhibiteurs de l’uréase, tels que le triamide de l’acide N-(n-butyl) thiophosphorique (NBPT) et le triamide de l’acide N-(n-propyl)thiophosphorique (NPPT), par chromatographie liquide à haute performance.
Sur les 23 échantillons d’urée protégée analysés jusqu’à présent en 2025, un seul (soit 4,3 % des échantillons) a été provisoirement classé comme « hors tolérance » et fait l’objet d’une investigation approfondie. Parallèlement, le ministère contrôle également l’étiquetage des engrais et leur teneur en nutriments essentiels (azote, phosphore, potassium) pour s’assurer qu’ils respectent les exigences réglementaires.
En réponse aux questions de Ryan O’Meara, député de Tipperary North (Fianna Fáil), le ministre Heydon a également abordé la question de la qualité des aliments pour animaux. Il a souligné que la législation en vigueur vise à garantir la sécurité alimentaire, la santé animale et la protection de l’environnement.
« L’objectif de la législation sur les aliments pour animaux est de garantir que les aliments pour animaux ne mettent pas en danger la sécurité alimentaire, ne présentent pas de risque pour la santé animale ou l’environnement, répondent aux normes minimales prescrites, sont étiquetés avec précision et sont entièrement traçables. »
Martin Heydon, Ministre de l’Agriculture, de l’Alimentation et de la Marine
Les contrôles des aliments pour animaux sont effectués à toutes les étapes de la chaîne d’approvisionnement, de l’importation à l’utilisation sur les exploitations agricoles, en passant par le stockage et la fabrication. À ce jour, en 2025, 1 031 échantillons d’aliments pour animaux ont été prélevés et soumis à environ 10 000 tests individuels pour analyser leur composition et détecter la présence de contaminants potentiels (teneur en protéines, en cendres, substances indésirables, etc.). Sur l’ensemble de ces tests, 50 (soit 0,005 %) ont révélé des non-conformités, et le service du ministre suit de près ces cas avec les entreprises concernées.