Publié le 17 janvier 2024 à 14h20. L’organisation du concours national de recrutement des professeurs des écoles et du collège est menacée par un manque de financement, suscitant l’inquiétude des candidats et du ministère de l’Éducation nationale.
- Le ministre de l’Éducation nationale, Édouard Geffray, a exprimé ses doutes quant à la possibilité d’organiser le concours annuel en raison de l’absence de budget alloué.
- Près de 88 000 étudiants sont inscrits à ce concours, dont l’annulation aurait des conséquences importantes sur leur parcours et sur le fonctionnement des établissements scolaires.
- Malgré des signaux encourageants, l’incertitude persiste et l’anxiété monte parmi les candidats, qui comptaient sur ce concours pour accéder à un emploi stable.
L’avenir du concours de recrutement des enseignants est incertain. Édouard Geffray a confié sur BFMTV samedi 17 janvier se trouver dans une « situation un peu embêtante ». Sans l’approbation de la loi de finances, le concours ne pourra pas se tenir et sera annulé si le budget n’est pas voté à temps, en mars.
Tout est pourtant prêt du côté du ministère. Selon le ministre, les salles sont réservées, les sujets sont finalisés et les surveillants ont déjà été recrutés. Toutefois, l’absence de budget constitue un obstacle majeur à la tenue de l’examen.
L’annonce a semé le trouble parmi les candidats. Clara Privé, trésorière de l’UNEF, a déclaré à BFMTV :
« Beaucoup comptaient sur cette alternance et sur ce concours de L3 pour mettre fin à leur situation de précarité et gagner un premier salaire. »
Clara Privé, trésorière de l’UNEF
Le concours permet aux étudiants en master d’obtenir une alternance et offre aux stagiaires un salaire de 1 400 euros la première année, puis de 1 800 euros la deuxième année.
Chloé, une étudiante de 22 ans en master Métiers de l’Enseignement, témoigne du stress que cette situation engendre :
« Plus la décision tarde, plus l’anxiété augmente. »
Chloé, étudiante en master Métiers de l’Enseignement
L’absence de stagiaires dans les établissements scolaires pourrait également poser des problèmes de fonctionnement.
Le ministre Geffray se montre néanmoins optimiste, citant l’allocution de Sébastien Lecornu le vendredi 16 janvier, qui évoquait un budget axé sur la jeunesse. Il espère que cela permettra de « débloquer la situation ».